Les billets du Père Lucien Marguet

21 janvier 2023

3ème Dimanche du temps ordinaire (Année A)

22 janvier 2023

 

Isaïe 8 23b-9 3 - 1ère Corinthiens 1 10-13-17 - Matthieu 4 12-23

 

Après une enfance et une jeunesse passées à Nazareth, Jésus va habiter Capharnaüm. Une petite ville de Galilée sur la rive Nord du lac de Tibériade. Jésus en fait sa patrie d'adoption et le centre de son action au début de sa vie publique. Ce Jésus de Nazareth vient décidément briser les images que chacun a pu se forger de Dieu. On croyait Dieu lointain, le voilà proche. On le pensait sans parole, il parle et appelle. On l'imaginait exigeant l'obéissance sans discussion, Jésus invite à la liberté de choisir. 

Capharnaüm se trouve au cœur de la Galilée des Nations. Jésus aimait cette petite ville cosmopolite où se côtoient races, cultures, croyances diverses. Jésus, le rural d'origine, observateur de la Nature, des oiseaux, des grains de blé, des levers et des couchers de soleil, des semeurs et des moissonneurs, des bergers et de leurs troupeaux, lui, Jésus sera immergé dans ce monde de pêcheurs du lac et de commerçants venus du Nord de la Palestine. C'est dans cette petite ville qu'il prêche dans la synagogue, guérit le paralytique que l'on descend par le toit devant lui. C'est à Capharnaüm qu'il guérit la belle-mère de Pierre. Aujourd'hui encore, les pèlerins peuvent découvrir les vestiges de cette ville. 

Ainsi donc Jésus, le Juif pratiquant, de la descendance de David, accepte de s'immerger dans cette Galilée, "carrefour des païens" comme le dit l'Evangile. C'est là aussi, près du lac, qu'il va appeler les pêcheurs de poissons à le suivre pour en faire, à leur tour, des Apôtres. "Venez derrière moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes". 

Dans nos régions, l'Evangélisation a commencé dans le rural. Un village, une mairie, une école, une église. Le christianisme s'est peu à peu urbanisé. Jésus montre le chemin de la mission par le contact, l'entrée en relation. En abordant les gens. Jésus poursuit la logique de son Incarnation. Il ne va pas fuir les bruits de la ville. Il prend les risques de se mêler, de côtoyer, de se confronter aux différences, à la pluralité. Il est dans la pâte. Il est sur le seuil des maisons. Au bord du lac au milieu des gens qui travaillent dur. Au début, Jésus est seul. 

Chers amis, les situations de minoritaires, nous connaissons. Un ou deux chrétiens dans une classe. Trois ou quatre enfants inscrits au catéchisme dans telle école. Peut-être pas si nombreux, les chrétiens déclarés dans nos familles, dans nos réseaux d'amis. Peu d'équipes dans nos mouvements d'Eglise, dans le scoutisme,  dans le CMR, dans le mouvement des Jeunes Professionnels… Plus assez de candidats à servir les autres, dans le bénévolat… 

Or Jésus était seul quand il a commencé... Et comment s'y prenait-il ? Il s'est rendu proche, il a côtoyé les gens. Il s'est intéressé. Il a pris contact. Il a écouté. Accueilli. Avec beaucoup d'humanité. Et il a appelé. "Il marchait au bord du lac de Galilée. Il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André..."Venez derrière moi", leur dit-il". Sommes-nous assez attentifs aux gens que nous côtoyons ? Savons-nous appeler ? Avons-nous assez foi ? Osons-nous ? Avons-nous assez d'enthousiasme pour entraîner les hésitants ? Pour aider les observateurs à passer à la position d'acteurs ? 

Tous les jours, nous côtoyons la diversité d'opinions. A commencer dans nos familles. La pluralité des convictions de gens différents nous interpelle. Nous devons tenir. Parfois résister et témoigner. Avec l'ouverture d'esprit et la confiance du cœur, la fermeté dans l'Esprit. 

Chacun de nous, n'avons-nous pas été un jour appelés ? Nous nous sommes mis en route. Quelqu'un nous a fait signe. Un événement s'est produit dans notre vie. Un éveil nous a ouvert les yeux, les oreilles, sur le Monde. Notre conscience a été éclairée. L'appel à marcher, à croire, arrive souvent par les autres. A la suite de Jésus fils de Dieu, incarné dans les réalités humaines de son temps, nous aussi nous devons accepter l'immersion dans le temps actuel. Aimer et servir notre époque. 

"Jésus parcourant toute la Galilée enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple". La trace de son passage, c'était toujours plus de vie et le recul d'un monde abîmé... Sommes-nous du côté de la vie ? A la façon dont Jésus s'est situé pour l'améliorer ? Du côté de la Paix, de la justice, de la dignité humaine à laquelle tout être a droit du commencement à la fin de sa vie, quel que soit l'endroit du monde où il habite… C'est cette mission commune que tous les chrétiens ont à accomplir : protestants, orthodoxes, catholiques, évangélistes… 

Et si le programme de l'Eglise et des chrétiens, c'était cela : faire un monde nouveau, un monde plus beau ?... Un monde creuset de la vie éternelle que la mort ne détruit pas.

Et si pour nous, membres de l'Eglise, c'était, chacun (e) pour sa part, là où il est, de contribuer à cette Mission, commencée par le Christ ?... Qui fait part de la vie de Dieu, de cette vie en Dieu.

 

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Théocratie, orthodoxie…

 

Dans la période de Noël fêté le 25 décembre par les catholiques et le 8 janvier par les orthodoxes, nous avons eu droit dans les médias à des informations sur l’impact des religions sur le cours des événements. Pour ma part, une fois de plus j’ai remarqué la collusion entre l’Eglise orthodoxe russe, présidée par le Patriarche Kyrill, et le président de la Russie, M. Vladimir Poutine.

 Dans le contexte actuel de l’invasion qui se déroule en Ukraine, la religion orthodoxe est appelée à la rescousse pour légitimer moralement l’initiative de cette guerre meurtrière et destructrice. Pourquoi cette religion approuve-t-elle la violence et les projets de domination d’une nation sur une autre tout autant définie et reconnue en ses frontières et son histoire ? Pourquoi la foi chrétienne est-elle convoquée par les orthodoxes pour appuyer un pays dans les combats qu’il a enclenchés lui-même ? Comment légitimer cette alliance entre « le sabre et le goupillon » jusqu’à qualifier ces luttes fratricides de « guerre sainte » ? Cette association entre les pouvoirs politique et religieux au cœur de l’Europe est à l’image des dictatures d’Iran et d’Afghanistan dirigées de main de fer par des religieux, et ce soit disant au nom de Dieu Très-Haut. Dans tous ces cas, on fait dire à Dieu ce qu’il ne souhaite pas lui-même. 

Or, par les évangiles nous avons appris les désirs divins qui se résument par cette phrase de Jésus : « Je suis venu pour que tous aient la vie, la vie en abondance. » « Rendez à César ce qui est à lui et à Dieu ce qui est à Dieu. » Dieu, en réalité, ne se veut jamais complice des choix tordus, néfastes, de l’homme. Dieu se veut partenaire, mais jamais cobelligérant ! En toute alliance avec l’homme, Dieu conserve sa distance et sa liberté de ne pas se laisser manipuler. Une religion instrumentalisée au service de projets destructeurs de vie, de dignité, de liberté, de fraternité, Dieu n’en veut pas. Toutes les séquences de la vie de Jésus, ses pensées exprimées, ses actes racontés, ses appels et ses rappels, sont pour nous, chrétiens catholiques, les signaux décisifs et impératifs pour la conduite de nos vies. 

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »… Nous prenons cette phrase de Jésus au mot. Aussi avons-nous la conviction que tous les êtres humains ont vocation à suivre la voie ouverte et balisée par Jésus. Dans les systèmes dictatoriaux, le nom de Dieu est souvent avancé pour cautionner des choix arbitraires, par exemple dans les théocraties, mais sans preuves de son accord ! Que de souffrances ressentons-nous face au spectacle de ces jeunes femmes à qui on impose de revêtir le tchador et à qui l’école et l’accession aux savoirs sont interdites… Au contraire de ces rabaissements humiliants, la philosophie la plus élémentaire et le christianisme le mieux fréquenté invitent à ouvrir son esprit aux dimensions du cœur dilaté de Dieu, à s’affranchir de tout recroquevillement, de toute tentation d’agression du frère et de la sœur ! Toute tentative de mettre Dieu lui-même dans notre poche est une blessure faite à Dieu et un coupable mensonge proféré contre l’humanité. 

Il me faut pourtant dire que les chrétiens ont raison d’entretenir des liens avec les diverses Eglises orthodoxes malheureusement divisées, dans le cadre de l’œcuménisme, car le Christ ne cesse d’appeler l’humanité tout entière à l’unité dans la justice et la Paix.

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15 janvier 2023

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens 

 

Une semaine durant, chaque année, les églises catholique, orthodoxe et protestante invitent les chrétiens à réfléchir et à prier pour l’unité entre eux et à s’exercer à l’œcuménisme. Les médias nous rapportent les difficultés qu’ont les églises orthodoxes, selon l’influence exercée par leur hiérarchie, à s’entendre entre elles et même à se rencontrer et se fréquenter. Souvent pour des raisons culturelles et d’allégeance politique, ces églises se retrouvent piégées et soumises. Quant aux églises protestantes, elles se sont multipliées selon les courants évangélistes qui, au lieu de les réunir, les dispersent sous l’impulsion de pasteurs plus ou moins charismatiques. 

L’unité des chrétiens à viser certes n’est pas l’uniformité et la similitude à tout prix. Elle ne sera pas une sorte de victoire ou de ralliement des uns par absorption ou fusion. La figure de l’unité, c’est le Christ, aux membres divers et différents, mais tous liés à lui. Notre référentiel commun, notre logiciel exclusif, c’est le Christ, ses paroles, ses actes, ses messages, « chemin, vérité et vie » pour tous les chrétiens. Aussi la voie royale pour nous rapprocher passe par la communion dans et par le Christ. Toutes les discussions qui tournent parfois à des impasses, à des débats et des combats, ne peuvent être utiles et fécondes spirituellement que si elles invitent à vivre plus intensément dans et par l’Esprit évangélique. La recherche d’unité peut être une bonne occasion de s’interroger chacun sur notre aptitude au dialogue, à l’accueil et à l’écoute, mais aussi sur notre capacité à témoigner avec respect et clarté de ce que nous croyons ! 

En cette période de l’histoire où notre diocèse, par décision de notre évêque, voit un redéploiement du dispositif pastoral, comment ne pas prier Dieu de nous inspirer dans nos choix et nos comportements un esprit d’unité encore plus aiguisé ? Ce processus enclenché le jour de l’Epiphanie, chacun(e) de nous doit y prendre part. Avec humilité, discrétion, respect, accueillir les paroles et l’expérience chrétienne des autres. Avec le désir de s’enrichir mutuellement et de s’associer pour progresser ensemble. Ce qui nous entre-tient, qui nous unit et nous élève, c’est le Christ, son Evangile de vie. Notre religion catholique, sa structuration et son fonctionnement ne visent qu’à nous accompagner et nous ravitailler sur ce chemin du Christ, à nous rendre plus libres et plus disponibles ! 

Ainsi l’Eucharistie, faire le Corps du Christ à partir du pain et du vin, c’est aussi laisser le Christ faire des chrétiens rassemblés son corps aux membres cependant différents unis par Lui et en Lui. A la messe, Jésus nous unit et nous communie, non malgré nous mais avec notre accord et notre accueil. Nous le savons, un vaste champ à cultiver ensemble s’offre à nous, celui de l’évangélisation et celui de la communion. Ces deux mots sont les deux versants qui font tenir l’Eglise debout et lui donnent sa raison d’être dans le monde. « Voyez comme ils s’aiment… Soyez unis comme le Père et moi nous sommes Un… »

 Ce chamboulement pastoral, cette mobilisation générale en vue de poursuivre, en notre époque, dans les divers lieux spécifiques du monde actuel, l’annonce de l’Evangile qui peut sauver des vies, nous sommes tous invités à les saisir comme des chances, d’éveil et de réveil. Mais, faut-il le rappeler encore, cela nous demande un immense respect de l’autre, de son itinéraire particulier, de son expérience humaine singulière, de ses richesses. Chacun de nous ne doit-il pas renforcer sa connaissance et sa relation à Dieu, et s’exercer à la rencontre des autres, fussent-ils éloignés de nous, ne sommes-nous pas tous invités à nous recevoir et nous accepter, nous unir en Jésus-Christ ? Alors nous formerons une Eglise locale aux multiples visages qui sera le reflet lumineux du visage universel du Christ. Et ce que je viens de dire de l’Eglise, de nos paroisses, est également valable pour la vie et pour le fonctionnement de nos familles…

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2ème Dimanche du temps ordinaire (Année A)

15 janvier 2023

 

Nous entrons ce dimanche dans la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. Il y a tant d’occasions de discussions, d’oppositions, de divisions ! C’est surtout pour nous l’occasion de vérifier en conscience ce que nous faisons de positif par notre capacité d’écoute, d’accueil, de dialogue, pour faire place à l’autre dans sa vérité, et de demander pardon pour toutes les fois où nous avons blessé en paroles, en actions, par omission et en pensée cette unité dans le Christ. Ensemble, nous sommes appelés à la sainteté. 

 

Isaïe 49 3-5-6 - Corinthiens 1 1-3 - Jean 1 29-34 

Ce passage d'Isaïe entendu en 1ère lecture est le deuxième des 4 "poèmes du serviteur" évocateurs de ce que sera le Messie glorieux et souffrant. "Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force", déclare Isaïe. Nous ne sommes pas aimés pour nos mérites ou mal aimés à cause de nos fautes. Dieu a de l'amour pour chacun de nous, il nous revient d'y croire et d'y consentir, de l'accueillir ou non. Son amour est inconditionnel, mais chargé de conséquences. Dieu nous aime, lui, que notre vie soit aimable ou pas. Il n'a même que ce sentiment vis-à-vis de nous. Il nous revient d'accueillir la grâce de cet amour et d'en bénéficier. Croire que Dieu continue à nous aimer quoi qu'il arrive et quoi que nous fassions, c'est cela la foi chrétienne. N’est-ce pas d’ailleurs ce message fondamental dont l’Eglise, les chrétiens, sont dépositaires agréés et chargés d’annoncer ? 

Dans la 2ème lecture, saint Paul se présente comme Apôtre du Christ Jésus, dans la lettre adressée aux chrétiens de Corinthe. Un Apôtre qui a fait l'expérience de la foi et d'un lien fort au Christ. Il s'agit d'un don gratuit de Dieu. L'Apôtre se transforme en Messager ; ce qu'il a reçu, il le donne à son tour gratuitement. Il rend compte avec une forte conviction. 

Le Peuple hébreu était à l'origine un peuple de nomades vivant de l'élevage ; il le restera longtemps, même après son installation en Palestine. L'agneau est un symbole fort dans la Bible : celui de la douceur, de l'innocence, de la docilité. L'agneau représente l'Israélite qui appartient au troupeau de Dieu : "Tel un berger fait paître son troupeau... Il porte les agneaux sur son sein. Il conduit au repos les brebis-mères." Jean n'a pas dit : "Voici le tout-puissant… voici le plus performant… le plus intelligent"… Il a pris l'image de l'humilité et de la proximité…L’agneau… 

En voyant Jésus, Jean-Baptiste s'écrie : "Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde" (Jn 1 29). Jésus choisissant de mourir au moment précis où l'on sacrifie l'agneau pascal devient le nouvel agneau pascal qui, par son sang, conclut la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes ; sur la Croix aucun de ses os ne sera rompu (Jn 19 32-36).

Dans d'autres passages de la Bible, Jésus n'est plus l'agneau, mais le Pasteur, le bon berger qui s'occupe de son troupeau. Il va chercher l'agneau égaré. Il le porte sur ses épaules. Il panse ses plaies. Il le console et le conseille. L’unité à laquelle tout chrétien est appelé à contribuer est constituée en Jésus dont tous les baptisés sont les membres. 

Jean accomplit sa mission de prophète en annonçant et en désignant Jésus, et en s'effaçant devant lui : "Jean rendit ce témoignage : j'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui... Oui, j'ai vu et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu".

 De par son baptême, chacun de nous reçoit la mission de montrer Jésus comme Jean-Baptiste. C'est lui qui donne l'Esprit Saint mettant en rapport avec Dieu. Rendons grâce à Dieu pour sa Parole et pour son Pain de vie. Pour le don qu'il nous fait de son Esprit.

 

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Témoignage à propos de Mgr Daniel Labille

Témoignage...

 

Le Père Labille n'est plus.

Voici comment je l'ai rencontré. 

Je m’appelle Bénédicte et j’ai 73 ans. Le Père LABILLE a été « mon » aumônier alors que j’étais élève de la 4ème à la terminale à l’Institution Colbert, ancêtre de l’actuel Lycée Jean XXIII (à Reims). Sa joie profonde et sa largeur de vue ont su conquérir aussi la confiance de mon futur époux, de sorte qu’il nous a paru évident de lui demander de nous accompagner vers le mariage. C’était en 1973. 

Puis nous lui avons fait part de la naissance de nos enfants en 1975 et 1978 et il a fallu attendre 2010 pour que je reprenne contact avec lui. Pourquoi donc ? C’est que nous avions eu l’idée - très bizarre j’en conviens – de confirmer notre mariage devant lui. Cet événement s’est passé à la maison et a été suivi d’un dîner festif. A ce propos : Voilà ce que nous lui avons écrit le 7 avril :

« Que nous sommes heureux de vous avoir accueilli sous notre toit l’autre soir, heureux de vous avoir retrouvé semblable à l’idée que nous avions gardée de vous : toujours la même droiture, la même intégrité, la même qualité d’écoute, la même ouverture, un charisme nullement altéré et même au contraire fortifié par l’environnement dans lequel vous vivez. Nous nous sommes sentis confortés dans nos choix de vie. Eh oui ! Vous représentez pour nous une sorte de caution que nous ne voudrions pas décevoir... »

Ce à quoi il a répondu le 13 avril : « J’ai été très heureux de vous retrouver après tant d’années. » 

C’est ainsi qu’est née une amitié nourrie notamment par des courriers à l’occasion de la fête des pères. Nous aimions échanger nos réflexions sur les sujets qui faisaient la une de l’actualité chaque année au mois de juin: le mariage pour tous, la PMA, la GPA, la canonisation, le voile islamique, la place des laïc(que)s dans l' Église, les élections, le pouvoir, le gouvernement, l'immigration, le financement des retraites... 

Si bien qu’en 2021, il m’a proposé de l’appeler par son prénom. Je n’ai pas hésité un instant, d’autant que, depuis longtemps, je nourrissais l’envie de l’appeler Daniel, mais que je n’osais pas le lui demander. Très simple « Monseigneur Labille » ! 

Nous garderons de lui l’image d’un guide toujours en recherche d’un meilleur éclairage pour plus d’amour du prochain, avec un visage illuminé de cette joie qu'ont les personnes qui ont la foi, cette joie dont saint Jean dit que "Nul ne pourra nous la ravir".

 

Bénédicte Delvare

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09 janvier 2023

Que souhaiter à mon diocèse…

L'intérêt d'adopter pour sa propre vie le message évangélique du Christ peut être suscité par des paroles et les actes de ses disciples. "Voyez comme ils s'impliquent, entendez ce qu'ils annoncent, regardez comme ils s'aiment, se pardonnent, osent réagir et prendre des initiatives, et tout cela dans la durée et la persévérance". Ce que disent et font les chrétiens dans et de leur vie traduit et incarne aujourd'hui la foi en Jésus.

 L'Eglise vit comme un corps dont les membres sont différents et accomplissent des fonctions spécifiques. Tous les baptisés revêtent certes une égale dignité, mais la mission de chaque membre est singulière et personnelle du fait de son baptême. L'Eglise, Corps du Christ, ne peut manifester un visage entier que par l'ensemble des croyants qui la constituent. Les prêtres, religieux(ses), les laïcs, les évêques, le Pape lui-même, les théologiens comme les engagés dans le Monde sont ensemble l'Eglise actuelle dans cette étape de l'histoire de l'Humanité.

 Cette vision de l'Eglise au cœur des réalités humaines d'un diocèse suppose que les chrétiens aient de bons lieux pour s'instruire, se réunir, célébrer, prier, ouvrir la Bible et en partager les richesses, entendre les appels qu'elle lance. Aux gens qui longent l'Eglise, la regardent de loin ou y prêtent l'oreille de temps en temps par médias interposés - dans la mesure où ce qu'elle dit est compréhensible et embrayé aux questions de vie et de mort - , on se doit de faire écho aussi à leurs préoccupations. Car la foi chrétienne à la suite du Christ est incarnée. Elle influence, sauve, purifie et libère. Jamais elle n'est un vernis ni un sucre saupoudré, elle est plutôt un sel ou un levain qui imprègnent !

 L'Eglise qui rassemble et ravitaille, qui ressource, est pour les chrétiens témoins missionnaires le port d'attache de la "terre ferme". Les communautés paroissiales, mais aussi une aumônerie scolaire, un mouvement de laïcs chrétiens, sont des lieux et des temps références où chaque membre apporte et reçoit. Toute vie paroissiale est conduite par un prêtre qui en reçoit la charge de l'évêque. Il associe des laïcs à sa tâche dans une coresponsabilité différenciée. Il appelle et forme, soutient ces baptisés pour que le corps tout entier de l'Eglise soit uni et nourri, en faisant des différences de ses membres une opportunité d'enrichissement mutuel et de communion fraternelle.

 La foi chrétienne ne se présente pas comme une culture particulière parmi les cultures du monde, qui exigerait de chaque converti qu'il renonce à sa propre façon de vivre, de penser, de s'exprimer. Aussi choisir de vivre à la suite du Christ est-il possible en tout lieu et milieu, pour tout être humain de toute époque.

 Certes au fur et à mesure que Jésus compte dans la vie d'une personne qui le choisit pour ouvrir son chemin de vie et l'y accompagner, cette relation intime et fréquente avec lui va éclairer son intelligence, purifier son cœur, la pousser à témoigner ouvertement et transformer sa personnalité et ses comportements… Car la foi chrétienne, c'est d'abord la rencontre de Jésus de Nazareth et du Christ se donnant entièrement à l'Humanité sur la Croix et faisant de tout ce que la Bible et l'Eglise nous apprennent de Lui un chemin d'ascension vers Dieu.

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07 janvier 2023

Epiphanie (Année A)

8 janvier 2023

Isaïe 60 1-6 - Ephésiens 3 2-3a, 5 6 - Matthieu 2 1-12

 

Le mot épiphanie vient du mot grec "epiphanein" qui signifie "manifester". La naissance de Jésus ne devait pas seulement être un événement familial, local, il devait devenir mondial et universel car Jésus n'était pas venu seulement pour le Peuple hébreu mais pour toute l'humanité, toute race et toute culture, religion et croyance. Cet événement devait se transformer en avènement de Dieu sur Terre. Puisque la Bonne Nouvelle peu à peu devait être propagée, diffusée et accueillie par tous les Peuples. Ces textes, ne l'oublions pas, sont rédigés dans un but d'enseigner les jeunes communautés chrétiennes. 

Comme l'avait écrit en son temps le pape Jean-Paul II dans sa lettre pour l'entrée dans le 3ème millénaire : "Dans le christianisme, le point de départ, c'est l'Incarnation du Verbe. Ici ce n'est pas seulement l'homme qui cherche Dieu, mais c'est Dieu qui vient en personne parler de lui-même à l’homme, et lui montre la voie qui lui permettra de l'atteindre. C'est ce que proclame le prologue de l'Evangile de St Jean : "Nul n'a jamais vu Dieu, le Fils unique qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître". 

Comme les Mages, astrologues, qui ont su scruter et interpréter le signe de l'étoile, aujourd'hui encore, si nous savons être attentifs, nous pouvons dans la foi contempler Dieu dans l'actualité de notre époque car, comme Il l'a promis, "Jésus est avec nous jusqu'à la fin du monde". Il existe aujourd'hui des épiphanies de Dieu, mais, attention, l'Epiphanie n'est pas forcément extérieure et visible, elle n'est pas spectaculaire. Elle est presque toujours intérieure et intime. Des milliers d'étoiles transpercent les nuages de l'actualité pour désigner l'Esprit de Dieu présent dans la vie des hommes. 

Père et mère penchés sur le berceau. Jeux, sourires et rires des enfants en famille. Poètes, travailleurs et ingénieurs heureux d'accomplir avec courage et rigueur leur tâche quotidienne, pauvres ou riches, jeunes ou âgés, chefs d'état ou concierges, chacun fier d'être au service des autres. Regardons cet astrophysicien expliquer la genèse de l'univers et ce biologiste entamer les mystères de la vie. Admirons les reportages sur l'infiniment grand et l'infiniment petit. Explosion de joie dans la salle de contrôle lorsqu'un nouveau satellite parvient à son orbite. Prouesse technologique que cet élégant viaduc suspendu près de Millau. Immense élan de solidarité et de fraternité mondiale devant les immenses dégâts de la guerre en Ukraine. Cri du premier de cordée qui plante son fanion au sommet de la montagne gravie avec un courage et une ténacité inouïs ! Et l'Europe qui lentement progresse et rayonne ses valeurs. Et la mondialisation qui transforme la Terre en village. Solidaire dans le meilleur et le moins bon. L'Humanité où s'entendent grondements et craquements ressemble aux bruits que fait le pain qui lève en cuisant dans le four. 

Et tous ces bonheurs glanés comme autant d'étoiles désignant la présence de l'Eternel mêlé à notre temps… Bonheur du handicapé qui remporte une épreuve sportive malgré son infirmité, plaisir de l'écrivain qui sculpte les mots, du cinéaste qui fait passer un Message d'espoir dans la voix de jeunes enfants, du musicien qui apprivoise et harmonise les sons, de l'ébéniste qui cisèle un pied de table… Epiphanie de la joie de créer, d'innover, d'améliorer, ne serait-ce qu'un peu, la vie et le cœur ! De transformer les mentalités parfois trop attardées. Et ces jeunes dont la vie est transformée par la rencontre merveilleuse de l'âme sœur, porteuse d'une foule de projets ! 

Oui ! Nous le savons, le plus dramatique dans la vie de l'homme c'est de ne plus avoir d'étoile à poursuivre, car alors, au fond d'une nuit noire, l'homme sombre dans l'angoisse et l'ennui. Le Christ lumière du Monde vient nous rendre espoir chaque fois que nous chancelons et sombrons. 

En cette fête de la Lumière du Christ venu révéler Dieu le Père à la Terre entière, nous sommes nous-mêmes invités à discerner les Epiphanies d'aujourd'hui. Nous sommes conviés à rendre grâce à Dieu pour la permanence et l'universalité de sa présence.

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La vérité, chantier ouvert à tous

 

Le pape Benoît XVI qui vient de mourir à 95 ans est reconnu par tous ceux qui l’ont côtoyé, entendu et lu, comme un chercheur infatigable de la vérité ! Il ne prétendait pas la posséder entièrement. Il avait conscience que ses interlocuteurs étaient eux aussi détenteurs d'une part de vérité qui devance tout le monde. Contrairement aux idéologies forgées par ceux qui les professent comme des convictions affirmatives qui ne laissent aucune marge, la recherche de vérité suppose qu'on ne peut y accéder qu'à la condition de la chercher avec un esprit de liberté et d'humilité. 

Benoît XVI prêtre et cardinal a pourtant longtemps été chargé d'être le gardien de la foi catholique et des dogmes. Il a souvent été qualifié de conservateur, défenseur des contenus auxquels tout membre de l'Eglise est invité à adhérer. En réalité, par ses écrits il n’a cessé d’alimenter, d’ajouter des éléments pour que le peuple de Dieu puisse approfondir cette foi universelle et en vivre selon la diversité des lieux d'implantation de leur communauté. Je pense à Fides et Ratio et à Deus est caritas, ces deux textes qui avec tant d'autres ressemblent à ces sources jaillissantes qui irriguent et fertilisent des terres au service de leurs besoins spécifiques ! 

Certes la recherche sincère de vérité suppose que l'on croie que celle-ci existe réellement, qu'elle n'est pas un leurre, une chimère et que chacun puisse développer les capacités de s'en rapprocher. Comme je l'ai déjà dit, cela demande à ceux qui cherchent de se montrer persévérants et d'aimer rencontrer et entendre ceux qui, en recherche eux aussi, expriment à leur façon ce qu'ils savent et croient. Il n'est pas étonnant que Benoît XVI ait beaucoup pratiqué l’œcuménisme et même l’interreligieux. Si la société actuelle est clivée de tant de façons, générant des oppositions, des éclatements, des violences, n'est-ce pas parce que les prétentions des uns à dominer, à forger par eux-mêmes leurs propres convictions et à vouloir les imposer aux autres, prévalent sur le désir de se comprendre et de s’entendre ? Le subjectivisme et le relativisme gangrènent l'aspiration à marcher personnellement et avec d'autres vers la liberté et la vérité sans jamais falsifier et en prenant appui sur la vérité.

 Tout en étant ferme dans sa foi, Benoît XVI était foncièrement un homme de dialogue, de colloque, un enjambeur de frontières, un homme d'accueil et d'écoute, et ce non pas par réflexe de tolérance - et encore moins de démagogie occultant les différences et même les divergences -, mais parce qu'il avait la certitude que tout être humain, de toute époque, a vocation à faire de sa vie un itinéraire de chercheur de vérité et de lumière. Cette vérité que personne ne peut s'approprier est donc à chercher dans le réel, c'est-à-dire dans ce qui nous précède tous, nous est offert et ne peut être capturé par personne. L'univers, la nature, la terre, Dieu lui-même sont des dons. Il revient aux êtres humains d'en découvrir les richesses et de les mettre en commun au service de tous. Cela exige de tout « chercheur » un dépouillement de soi, une intelligence libre et tenace, une persévérance à toute épreuve devant les obstacles rencontrés. 

« Qui cherche la vérité marche vers la lumière ».

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Epiphanie et universalité

 

On peut comprendre que les différences qui distinguent et identifient les réalités puissent susciter la peur de « l’inconnu ». Ainsi dans la nature elle-même, dans le monde végétal et animal, du micro et du macrocosme, ce qui peut étonner est la diversité. On peut dire de la même façon que l'Humanité est peuplée de gens différents de bien des façons. D'ailleurs les biologistes eux-mêmes constatent que chaque être humain a une identité génétique singulière, sans oublier les conditions géographiques, sociologiques, culturelles qui modèlent et influencent sa personnalité. Nul ne peut comprendre un semblable en omettant cette altérité qui caractérise les rapports entre humains ! S’il n’existe qu’une seule nature humaine, il y a tant de façons de l’incarner !... 

Aussi dans un monde désormais ouvert, mobile et mouvant, dans lequel les gens se rencontrent, se découvrent, se mélangent, il n'est pas étonnant que l’on observe souvent des peurs de « l’autre », si différent et surtout que nous ne connaissons pas. La méfiance et l'intolérance, le rejet de l'étranger découlent de l'aspiration instinctive à être rassuré, à ne fréquenter et ne supporter que ses semblables. Aujourd'hui toutes les difficultés à s'accepter et le fait de se donner le droit d'exister « différent » sont diffusés sur les écrans,  sur les ondes et par internet. Ce qui amplifie souvent leur gravité et peut allonger la liste des problèmes à surmonter et les tentations de se prémunir en se recroquevillant sur soi. 

Le mythe de la tour de Babel raconté dans la Bible illustre bien me semble-t-il le désir largement partagé d'être « unis », de vivre en bonne entente, en échappant à la confrontation des différences, en se réfugiant dans un même lieu, dans lequel toutes les occasions de se découvrir éloignés seraient abolies. Or Dieu, qui découvre ce projet « concentrationnaire », décide donc de disperser sur toute la surface de la terre cette humanité qui va à sa propre perte en refusant l’épreuve de la confrontation à « l’autre ». Du coup Dieu indique à tout être humain un chemin de vie personnel et collectif qui, loin de supprimer les distances, l’éloignement, les propose comme des chemins de retour vers l'autre, de soutien aux choix de se rencontrer, de construire ensemble une Terre ouverte à tous dans laquelle chacun peut apporter sa part et d’abord lui-même. 

Les trois voyageurs « étrangers » au peuple juif que l'Epiphanie nous donne à célébrer viennent à point nommé nous rappeler que Jésus est certes venu par un peuple particulier, à un moment de son histoire, mais aussi pour tous les peuples et pour ceux de toute époque. Le salut que Jésus apporte est universel. Le comportement que Jésus aura dans sa vie le montrera en en tant de circonstances. 

L'Eglise et les chrétiens qui en sont les membres actifs ont mission de témoigner de ce message universel du Christ que nous connaissons par les Évangiles. Le pape François rappelle souvent la place que l'étranger doit avoir dans nos vies, notre prière et nos pensées. Dans Laudato Si’, son encyclique emblématique, François évoque notre terre comme une « maison commune » où tout est lié, nature, peuples, cultures, et l’on comprend que l’unité n'est pas dans l'uniformisation ni dans la confusion, mais dans la reconnaissance et la mise en commun et à disposition de ce dont chacun est constitué. Ceux qui prônent une « purification » pour empêcher toute mixité ou mélange en seront encore plus pour leurs frais !

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« Bonne année… »

 

Cette année encore les vœux ont été échangés en public et au cours de fêtes familiales dès les premières heures de la nouvelle année. Une foule évaluée à un million de personnes était rassemblée sur les Champs Élysées pour s'embrasser quand les 12 coups de minuit ont retenti, à l'instant même où disparaissait 2022 pour laisser place à l'année nouvelle 2023. 

Certains, il est vrai, hésitent beaucoup à exprimer des vœux car ils savent que leur réalisation est tellement aléatoire tant les situations personnelles et collectives peuvent influer positivement ou négativement les projets et les souhaits envisagés. Réussir à trouver un travail pour des jeunes en fin d'études, fonder un couple, donner la vie à un enfant, développer le dialogue et l'unité dans la famille, longuement accompagner ses enfants dans leur parcours, entretenir des relations sociales et amicales, choisir de s'engager d'une façon ou d'une autre pour faire exister ou améliorer le « vivre ensemble », proposer à la paroisse dont on fait partie des services comme le catéchisme dispensé aux enfants, l’animation de la liturgie des offices… Il est tant de versions possibles pour offrir du temps et ses talents ! Nous le savons bien, c'est à chacune et chacun de trouver son bonheur dans ce qui l'épanouit le plus. Il est vrai que la santé est souvent mise en avant parce qu'elle est une condition indispensable pour réaliser au mieux les désirs et les aspirations. 

Je me garde bien de caractériser les vœux que j’exprime, car c'est aux destinataires d'en définir eux-mêmes le contenu. En effet je ne me sens pas le droit de qualifier le bonheur à la place d'autrui. Par contre il m'arrive d’exprimer ce que je souhaite réellement le plus aux personnes en début d’année : c’est de développer à l'intérieur d'elles-mêmes l'énergie et la capacité d'analyse et de discernement dans toutes les situations de leur existence. Je ne leur souhaite pas de n'avoir jamais de difficultés, de revers, de ne jamais traverser d’épais brouillards, ni de pièges ou de leurres. Je souhaite par contre à tous de tenir en réserve la force, le courage, l'espérance, afin de réagir avec justesse aux moments clés de leur vie. 

Si des jeunes n'ont rien reçu des capacités de lucidité, s’ils ont trop peu de bagages pour se protéger et prendre des initiatives, s’ils se laissent balloter par les aléas et les tourments, les modes et les vogues, s'ils sont facilement défaitistes et pessimistes, les houles de la vie peuvent les faire chavirer. Aussi je leur souhaite de développer une vie morale et spirituelle pour tenir un cap défini, tel un gouvernail, en un mot une personnalité vertébrée, capable de résister et de choisir réellement, je leur souhaite de se délester de toute emprise, des eaux troubles de la virtualité et d'être des passionnés du réel et de la vérité en toute chose, de l'authentique liberté et de la justice quoi qu'il en coûte. Je leur souhaite de ne pas sombrer dans l'illusion de l'auto centrisme et du "Je dogmatique", de miser sur le "Nous" qui nait du dialogue et de l'association des différences, de la reconnaissance des erreurs et des fautes, des pardons accordés et des renouvellements. 

Pour résumer mon propos sur les vœux prononcés en début d'année, je nous souhaite à chacune et chacun d'avoir en réserve un stock de l'énergie spirituelle dont notre vie a besoin pour traverser les étapes sans prendre le risque de tomber en panne sèche !

Posté par lucien marguet à 17:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]