Comme beaucoup, j'ai lu dans les journaux qu'un couple a obtenu de la justice le droit de faire inscrire à l'état civil un fœtus mort-né. Tout fœtus né sans vie peut désormais être déclaré à l'état civil quelque soit son niveau de développement. L'acte d'enfant sans vie permet de lui attribuer un prénom, de l'inscrire sur le livret de famille, d'avoir accès à certains droits sociaux et d'organiser des obsèques. L'enfant a vécu dans le ventre de sa mère. Il est une personne non virtuelle, mais réelle. Pourquoi ne pas le compter en effet parmi les citoyens ? Il aura une place dans le cœur des parents et dans le livret de famille. Ce jugement rendu peut faire jurisprudence. Manifeste-t-il l'infléchissement vers une reconnaissance plus explicite de la dignité de l'enfant à venir comme personne humaine ?

Dans le journal local, j'ai lu que des "acteurs des quartiers populaires" avaient participé à la présentation du "Plan Banlieues" par le Président de

la République. Ils

ont ainsi résumé leur attente : "Il faut", selon l'association Droit de Cité, "abandonner le recours au tout loisirs, simple gestion de la paix sociale, et aider les pères et mères à retrouver un emploi en remplissant des missions d'intérêt général..." Cette attente prioritaire exprime le bon sens. Elle est une exigence à satisfaire au plus vite de la part des pouvoirs publics et privés.

Une messe paroissiale à laquelle étaient invités les couples qui se marient cette année vient d'avoir lieu. Dans un monde qui parait manquer d'enthousiasme et de confiance, ces jeunes choisissent de s'engager. Ils prennent les moyens et le temps de préparer ce grand jour durant lequel ils vont se promettre de "s'aimer et rester unis tout au long de leur vie, dans le meilleur et dans le pire" ! Ce n'est pas parce que la mer peut soulever des tempêtes qu'il ne faut pas s'embarquer... Encore faut-il avoir appris à naviguer et avoir chargé son embarcation de ravitaillements. On ne se marie pas sans avoir réfléchi, sur un coup de tête ou un coup de foudre !

Chaque année, une semaine interculturelle se déroule à Charleville-Mézières. Près de 60 associations y participent de près ou de loin. J'avais été invité par une paroissienne à assister à un spectacle dont les acteurs étaient des adultes d'origine russe, indienne, maghrébine, qui s'exerçaient ainsi à la langue française qu'ils apprennent. Acteurs studieux et talentueux, mais aussi très joyeux et surtout fraternels, les poèmes, les chansons, les saynettes interprétés par eux le manifestaient avec brio !