21 mars 2009
Les Béatitudes
Matthieu 5 1-12a
Bien souvent devant la souffrance, l'échec, la mort, nous sommes tentés d'interroger Dieu : pourquoi n'as-tu pas empêché telle catastrophe ? Pourquoi laisses-tu le mal envahir le monde ? Pourquoi la mort brutale, et surtout celle des enfants ? Il y a tant d'injustices, de guerres, de violence dans le monde. Pourquoi ? Comment Dieu, s'il est tout puissant, tel que nous l'imaginons, peut-il permettre le malheur du juste et de l'innocent, du petit, du faible, du sans voix et du sans toit ?
Jésus venu vivre sur terre est la réponse concrète de Dieu à nos légitimes questions sur sa Toute-Puissance. Avec Jésus, dans ses paroles, ses choix, ses actes, nous apprenons que, oui, Dieu est Puissant, mais d'Amour ! Mais de respect de notre liberté. Mais de nos capacités humaines. Dieu nous soutient, mais il ne fait pas à notre place. Jésus nous trace un chemin où il nous invite à avancer. Il nous accompagne. Nous encourage. Nous réconforte. Nous remet debout si nous tombons. Il nous alimente en Espérance.
Cet esprit qui l'anime et le conduit, il le résume dans le sermon sur la montagne. Il le prononce sur une montagne, car c'est un lieu symbolique où Dieu descend et où l'homme va à sa rencontre. Il s'agit d'un Message, d'un testament spirituel de sa part.
Soyez pauvres de cœur comme je l'ai été.
Soyez doux.
Si vous avez faim et soif de justice, vous serez rassasiés.
Ayez de la miséricorde pour les autres.
Ayez la pureté des yeux et du cœur, ainsi vous pourrez contempler Dieu.
Heureux les artisans de Paix. Ceux qui assainissent les relations, ceux qui savent se réconcilier, pardonner, repartir du bon pied et regarder l'Avenir…
Ceux-là trouveront du bonheur à faire et être tout cela.
Bien sûr vous ne serez pas toujours compris et approuvés. Pourtant vous aurez raison et marcherez sur un chemin sûr :
"Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux."
Un Dieu qui nous veut du mal ?
Tous nous avons été un jour ou l'autre confrontés au malheur, à la souffrance; ou à l'une ou l'autre des innombrables formes de mal : la maladie, la mort. Tous nous connaissons l'incroyable capacité de l'homme à faire du mal à son frère. Depuis Caïn tuant Abel jusqu'à la Shoah et les génocides contemporains, tous les temps ont été "des temps où l'homme a sur l'homme le pouvoir de lui faire du mal" (Quohélet 8 9). Tous nous nous sommes posé la même question : "Si Dieu existe, pourquoi cela ?"
Depuis qu'il y a des hommes dans la souffrance, le mal et le malheur, le dilemme ne cesse de les troubler : ou Dieu est tout-Puissant et il ne nous aime pas, ou il nous aime et il n'est pas tout-Puissant. Si Dieu existe et s'il est Amour, comme disent les chrétiens, pourquoi permet-il le mal et la souffrance ?
En réalité, Dieu fait le monde comme la mer les continents : en se retirant (Hölderlin). Dieu, en Jésus, abandonne toute Puissance et se range à nos côtés. Au début des évangiles, les récits des tentations donnent l'esprit qui animera Jésus toute sa vie. Il décide de n'échapper à rien de la condition humaine. Il s'est mis de notre côté avec nous, y compris dans le malheur, dans la souffrance et dans la mort. Il a lutté, guéri, converti, enlevé les péchés. Il n'a pas expliqué les raisons du mal, il l'a combattu par les seules armes de la vérité, de la liberté et de l'amour désarmé. Si le Christ s'était renié, il aurait eu la vie physique sauve, mais il se serait détruit intérieurement. En laissant sacrifier sa vie, il donne la primauté à l'esprit que la mort n'atteint pas.
Après s'être confronté à toutes les misères de l'existence humaine, il restait à Jésus à vaincre la mort. Il l'a dominée, la sienne et celle de tous, en faisant gagner la vie nouvelle à qui il a donné un statut d'Eternité. Nous ne pouvons accuser Dieu d'inconscience ou d'indifférence devant notre condition, car il est venu la partager, totalement, jusqu'au bout. "Si Dieu s'est fait homme, c'est pour que nous devenions Dieu", répètent les premiers auteurs chrétiens. Devenu l'un de nous, le Christ nous propose de partager sa propre vie de Fils de Dieu, une vie plus forte que la mort, une vie qui traverse la mort. Dans la souffrance, il a accompli ce passage vers le Père. Premier né d'entre les morts, il nous ressuscitera.
Nous avons d'abord à combattre la souffrance. En nous et autour de nous. A être présent et à chercher à soulager celui qui souffre physiquement ou moralement. En luttant ainsi, nous coopérons avec Dieu dont c'est le projet. Mais nous ne pourrons jamais supprimer toute souffrance, ne serait-ce que celles des séparations, du vieillissement et de la mort. C'est alors une autre communion avec lui que le Christ nous propose, une confiance totale, une remise entre ses mains : "Je sais que tu m'aimes malgré tout, que tu portes cette souffrance avec moi et que tu me conduis vers la vie". Regarder le crucifix, signe de son amour et de sa présence à nos côtés, a aidé de nombreux chrétiens à entrer dans cet abandon et cette offrande.
13 mars 2009
Pardonner 70 fois 7 fois
Certes pardonner ne supprime pas le mal commis et ses conséquences. Pour se réconcilier, il reste à réparer les dégâts. Il reste à renouer, se retrouver, reconstruire. Cela ne se fait souvent durablement que dans un dialogue et des explications. L'équité et la justice, un climat de vérité, doivent être au rendez-vous du Pardon signifié.
Avant de jeter un pont, on s'assure de la teneur du terrain des deux côtés où il reposera. Si l'on peut être seul à pardonner, au fond de soi, il faut l'accord des deux pour se réconcilier. Un pardon est donc toujours possible. A l'image de Dieu qui pardonne tout le temps. Mais une réconciliation est parfois différée quand les circonstances ne s'y prêtent pas. Lorsque l'un ou l'autre refuse de tendre la main et de rétablir la communication.
"Combien de fois faut-il pardonner ?", demandent les Apôtres à Jésus. Il leur répond : "Pardonnez 70 fois 7 fois". En un mot, toujours. Il ne faut donc pas s'étonner si les mêmes fautes, erreurs et faiblesses se reproduisent souvent. Chacun n'a-t-il pas dans son trousseau de clés reçu avec la vie celle qui ouvre au pardon ? Une clé universelle.
Chrétien : carrément...
Comment le chrétien annonce-t-il la couleur de sa foi sinon en la vivant vraiment en toute occasion ? En effet la posture chrétienne dans un monde pluriculturel et multireligieux, souvent matérialiste, indifférent et individualiste, contraste et se fait remarquer de plus en plus. Le chrétien qui ne cache rien de ses convictions honore sa parole donnée. Il lui demeure fidèle. Il parle vrai et sans ostentation, sans blesser quiconque est différent de lui, tout en étant ferme dans ses convictions. Il ne craint pas de se prononcer à contre courant de la pensée majoritaire du moment. Ce qui est juste, bien, vrai et bon lui est préférable à l'absence de débats.
Le chrétien éduque ses enfants dans la conviction que "l'être" passe avant "l'avoir". Pour lui, l'argent n'est qu'un instrument et surtout pas une fin en soi. Le chrétien sait que s'il a reçu des talents il se doit de les développer et d'en partager les fruits. Il développe ses facultés autant de raison que de cœur. Il cultive les qualités et rectifie les défauts de sa personnalité. En tout il parait modeste et se veut humble, car il sait que ce qu'il est et ce qu'il devient, il le doit à Dieu qui le lui a confié en gérance. Le chrétien se montre libre de tout conditionnement : dictats, interdits, tabous, menaces. Et en même temps il se sait responsable, il s'efforce d'analyser et de discerner avec honnêteté et clarté. Il se montre solidaire, lié pour le bien mais non complice dans la combine.
Etre carrément chrétien, c'est aussi aimer l'Eglise comme un enfant est attaché à sa mère, même s'il peut avoir des points de désaccord avec elle. Jamais le chrétien ne renie l'Eglise qui le ressource dans sa foi. Le chrétien porte les difficultés comme tout un chacun, les siennes et moralement aussi celles des autres. Mais jamais il n'adopte un visage triste et accablé qui trahirait celui d'un sauvé par le Christ. Le chrétien ne se dérobe pas devant une parole à dire, une décision à prendre, même s'il lui en coûte du courage et des risques d'incompréhension. Car il n'est pas un adepte de la démagogie, de la dérobade, de la flatterie ni de l'ironie.
Enfin, le chrétien respecte la vie humaine depuis sa conception jusqu'à la mort, puisqu'elle est sacrée. Ce caractère transcendant lui fait un devoir de sauvegarder l'environnement présent et à venir de toute vie humaine. Le chrétien considère d'une égale dignité la vie de tout être humain quels que soient ses moyens, puissants ou limités, de la faire valoir.
La posture chrétienne, sans complexe et décidée, ne peut s'expliquer que par une sincère adhésion et une relation forte, permanente, avec le Christ et son chemin évangélique. Cette foi qui l'habite et anime sa vie n'enlève pas les tracas et les embuscades que tout un chacun peut rencontrer en chemin. Le "carrément chrétien" dans un monde qui ne l'est "carrément pas" n'est pas un convive habitué à choisir la vie à la carte, mais le menu du jour.
02 mars 2009
Transfiguration...
Peu de temps avant d'être arrêté, jugé et crucifié, d'être défiguré, Jésus offre à trois proches une expérience mystique extraordinaire. Il est transfiguré devant eux, à l'écart, sur le haut lieu du Mont Thabor. Ces trois le voient non pas comme il "est", mais comme il sera devenu après sa mort. Jésus est "trans-figuré". La scène se déroule là où le temps et l'espace sont abolis. "Elie leur apparut avec Moïse"... Le ciel et la terre sont réunis : "Survint une nuée qui les couvrit de son ombre et une voix se fit entendre : "Celui-ci est mon Fils bien aimé, écoutez-le"... Dieu confirme ainsi sa présence aux côtés de Jésus à la veille de sa Passion.
Jésus fait de ces trois proches des visionnaires, ce que sont appelés à être tous les croyants. La Transfiguration me semble de nature à éclairer la vie actuelle. En effet, une culture rationaliste à l'excès qui ne se nourrit que de courbes, de statistiques, de chiffres et de preuves tangibles suffit-elle à satisfaire les désirs et aspirations les plus profonds de l'homme ? Je suis sûr que non. La Transfiguration de Jésus révèle cet intime besoin en tout homme de transcender la réalité présente.
Après un attentat perpétré contre des touristes dans les rues du Caire au cours duquel une collégienne a été tuée et plusieurs blessées, une rescapée disait aux médias : "C'est à ce moment-là que l'on apprend que le plus important, c'est la vie..."
"Après l'épreuve de mon divorce, je me suis détachée des choses futiles pour me consacrer à l'essentiel..."
"Je suis prêt à mourir, quand Dieu voudra", disait ce grand-père âgé qui savait le lieu où il serait accueilli.
En apprenant qu'elle est reçue à une entrée dans une école, une jeune fille est transportée de joie à l'idée d'études qui lui assureront un avenir heureux...
En transfigurant sa situation, le malade peut entrevoir sa guérison, le mourant sa vie en Dieu. Le jeune en pleine crise d'orientation de sa vie se projette avec confiance dans l'âge adulte. Transfigurer, c'est percevoir en continu le film d'une vie. Il faut pour cela s'extraire de l'immédiat qui peut empêcher de voir loin.
Transfigurer les personnes qui nous entourent, c'est ne pas s'arrêter aux apparences, mais rejoindre leur être intérieur, pas seulement leurs actions et leurs attitudes, mais leurs désirs et leurs intentions les plus courageuses et généreuses. Trans...figurer, c'est aller au-delà du passé, des rancunes, des préjugés, des idées préconçues... Cela suppose une capacité à contempler, à renouveler sans cesse le regard, à ouvrir notre cœur à l'avenir.
Vous qui foncez dans le brouillard, comme des coureurs nez sur le guidon, levez parfois les yeux, vérifiez que vous êtes sur la bonne route. Vous qui avez sur tout et sur tous des idées superficielles, après mûre réflexion vous pourrez mieux vous exprimer ! Vous qui êtes tentés de réduire l'intérêt de la vie au compte en banque et aux biens possédés, trans-portez-vous à la veille de votre mort ! La société financiarisée à outrance n'a eu de cesse de glaner les "actionnaires". On sait qu'elle a failli conduire tout le monde dans le mur. Pour ne pas seulement repartir "de plus belle" comme avant, elle doit réfléchir beaucoup. Elle a besoin de visionnaires qui ne voient pas que le "profit" à "tirer" aujourd'hui. La société a besoin de moraliser le système économique et financier qui la fait vivre en relations mondiales.
Par sa transfiguration, Jésus rend trois apôtres témoins de son Passé et de son Avenir. Sur la route de Jérusalem, cette expérience de distance, de hauteur et d'alliance sera source d'Espérance.
La Transfiguration
1. Sur la route de Jérusalem qui conduit Jésus à l'arrestation, à sa Passion, au Jugement, à la Croix, à la mort au Golgotha, il y a cette halte sur le Mont Thabor. Montagne de la rencontre de Dieu et de l'homme. Jésus homme et Dieu.
2. Comme un moment exceptionnel et extraordinaire qu'ont vécu seulement trois Apôtres. Cette halte leur reviendra en mémoire après la Résurrection. C'est alors qu'ils en feront part aux autres. Ils en comprendront d'autant mieux le déroulement et le sens qu'ils seront désormais, après sa mort, les témoins du Christ ressuscité.
3. Plusieurs années durant, les proches ont appris à connaître Jésus originaire de Nazareth. Son physique, ses goûts, ses choix. Ses comportements. Ses réactions. Son esprit. Sa personnalité. Mais avaient-ils assez pris conscience qu'Il n'était pas que ce Nazaréen, prophète maintenant et aussi Tout Autre ? N'avait-il pas si bien réussi son Incarnation qu'on pouvait en oublier son origine divine ? Ce jour-là, son humanité ne disparaît pas, elle est transfigurée.
4. Tandis que l'Incarnation c'est Dieu qui devient homme avec tout ce que cela comporte de visible, de sensible, de temporel et de local..., la transfiguration, c'est un peu le mouvement inverse : c'est Jésus de Nazareth qui manifeste sa divinité. L'apparence est resplendissante. Elie, le prophète par excellence, et Moïse, le libérateur d'Egypte, sont là pour montrer que Jésus ne prend pas seulement leur suite dans l'histoire. Il est contemporain de tout le monde puisque Dieu "Existe de tout temps, Eternel". Christ hier, Christ aujourd'hui, Christ demain et toujours, nous fait chanter le jubilé.
5. La Nuée dans la Bible est une façon d'exprimer la Présence de Dieu. Elle enveloppe tous les participants tandis qu'une voix authentifie l'événement : "celui-ci est mon Fils bien aimé. Ecoutez-le".
Il y a derrière cette intervention divine cette idée forte que Dieu est toujours près de Jésus dans son parcours terrestre. Il y a une coïncidence, une connivence, une communion souvent exprimée dans l'Evangile entre le Père et le Fils dans l'Esprit. Et, au Mont Thabor, cette présence du Père à son fils est explicitée. Comme si Dieu voulait que les événements douloureux qui allaient se produire ne fassent pas douter les Apôtres de la Mission divine de Jésus.
6. Comme la Transfiguration de Jésus ouvre les yeux des Apôtres sur la divinité de Jésus, sur sa Nature profonde, nous sommes invités à regarder et accueillir les autres comme des filles et des fils du Père, des frères et des sœurs habités par Dieu, appelés à la vie éternelle.
7. Jésus est venu habiter parmi nous, en nous, par son Esprit. Pour que nos vies soient transfigurées, qu'elles prennent le visage de Dieu. Qu'elles traduisent et laissent transparaître que nous venons de Dieu et que nous retournons à Lui en notre pèlerinage terrestre.
Je cherchais ces jours-ci des images pour parler de la profondeur, de l'épaisseur, à laquelle la foi, la présence de l'Esprit doivent nous atteindre, et les pluies m'ont fourni cette image. Elles pénètrent à peine. Elles sont abondantes et généreuses, mais elles ne durent qu'un instant. La terre ne sera pas imprégnée. La foi chrétienne, l'Evangile reçu, est peut-être tombé sur nous comme la pluie. Mais aussitôt on redevient comme avant. On sèche vite. Et l'eau qu'est l'Evangile humidifie à peine notre vie. L'Esprit évangélique s'évapore vite. En Jésus, la vie divine se mélangeait, imprégnait sa vie humaine jusqu'au cœur. En Jésus rayonnait la Présence du Père. Son humanité laisse transparaître sa Divinité. Cette présence humaine transfigurait Dieu.
8. N'oublions pas que si Jésus est venu habiter parmi nous, c'est pour que par lui et avec lui nous allions à Dieu, que notre existence soit imprégnée d'Evangile et porte les fruits de la liberté, de la solidarité, de la miséricorde, de la responsabilité. Comme la terre arrosée accepte d'absorber la pluie et devient fertile, laissons nos cœurs et nos esprits accueillir la force et le dynamisme de l'Esprit Saint qui fait de nous des chrétiens témoins et actifs. Jusqu'à être transfigurés par Dieu ayant place en nous.
Que pouvons-nous retirer de la Transfiguration pour notre vie aujourd'hui ?
1. Bien souvent nous risquons de prétendre connaître les autres par leur apparence, leur écorce. Nous vivons avec eux. Nous les voyons vivre, mais de l'extérieur. Nous oublions qu'ils ont un esprit, un cœur, une âme, une vie intérieure.
Comme la Transfiguration de Jésus ouvre les yeux des Apôtres sur la Divinité de Jésus, sa Nature profonde, nous sommes invités à regarder et accueillir les autres comme des filles et des fils du Père, des frères et sœurs en Jésus-Christ habités par la présence de Dieu, appelés à la vie éternelle.
2. Laissons-nous transfigurer par la grâce de Dieu. Laissons-nous configurer par l'Esprit et peu à peu par la pratique de l'Evangile. Car si nos choix, nos actes, nos comportements sont aérés et inspirés par l'Evangile, peu à peu notre existence sera transfigurée.
N'oublions pas que si Jésus est venu habiter notre vie, c'est pour que par Lui et avec Lui nous allions à Dieu. Il ne faut pas vivre comme si ce que nous faisons et possédons occupait tout notre temps et notre attention à en perdre de vue que tout cela s'achève. En oubliant qu'il nous faut semer et cultiver les valeurs de la vie éternelle. Il y en a qui misent tout sur les choses qui passent. A leur mort ils perdent tout...
Dieu transfigure nos vies lorsque nous lui faisons place.
