"A vous, on peut dire cela,  un de nos enfants vient de nous annoncer que son mariage prochain n'aura lieu qu'en Mairie."

Déjà, leur confidence ressemblait à un aveu de culpabilité. Et ces parents, comme poussés à s'expliquer voire à se justifier, expliquaient :

"Vous savez, c'est dur pour nous qui avons pourtant élevé tous nos enfants de la même façon ! Notre fils et sa fiancée nous disent que se marier à l'église ne correspondrait pas à leur conviction actuelle. Ils préfèrent choisir l'authenticité de leur démarche plutôt que de se conformer à la tradition familiale.

Peut-être qu'ils ont raison ! On respecte leur choix, en tous cas... Et vous, qu'en pensez-vous ?"

Je leur demande si l'amour du jeune couple leur parait solide, vrai, durable ? Je fais remarquer qu'il en va du choix et de la responsabilité des jeunes de s'engager. J'évoque aussi certains couples qui, après des années, au moment de la naissance des enfants, ont fini par demander le sacrement de mariage.

J'ai invité ces parents à discerner dans la vie de ce jeune couple la présence de l'Esprit Saint : Dieu discret, comme le vent, Dieu qui éclaire sans éblouir ni aveugler, Dieu dans l'humain. Si la qualité humaine de leur amour vous permet de contempler Dieu de vie et d'Amour, alors réjouissez-vous et remerciez Dieu. La vie est toujours un chemin...

Dieu, le premier, a confiance en eux.