27 mai 2009
"Ils ne se marient qu'à la mairie..."
Déjà, leur confidence ressemblait à un aveu de culpabilité. Et ces parents, comme poussés à s'expliquer voire à se justifier, expliquaient :
"Vous savez, c'est dur pour nous qui avons pourtant élevé tous nos enfants de la même façon ! Notre fils et sa fiancée nous disent que se marier à l'église ne correspondrait pas à leur conviction actuelle. Ils préfèrent choisir l'authenticité de leur démarche plutôt que de se conformer à la tradition familiale.
Peut-être qu'ils ont raison ! On respecte leur choix, en tous cas... Et vous, qu'en pensez-vous ?"
Je leur demande si l'amour du jeune couple leur parait solide, vrai, durable ? Je fais remarquer qu'il en va du choix et de la responsabilité des jeunes de s'engager. J'évoque aussi certains couples qui, après des années, au moment de la naissance des enfants, ont fini par demander le sacrement de mariage.
J'ai invité ces parents à discerner dans la vie de ce jeune couple la présence de l'Esprit Saint : Dieu discret, comme le vent, Dieu qui éclaire sans éblouir ni aveugler, Dieu dans l'humain. Si la qualité humaine de leur amour vous permet de contempler Dieu de vie et d'Amour, alors réjouissez-vous et remerciez Dieu. La vie est toujours un chemin...
Dieu, le premier, a confiance en eux.
12 mai 2009
Au printemps
Sans doute avons-nous tous une préférence pour l'une
des quatre saisons. Moi j'apprécie surtout le printemps. Après l'hiver durant
lequel la nature s'était renfermée sur elle, les perce-neige donnent le signal
du jaillissement de la vie. Voici les jonquilles, le mimosa, les tulipes, les
pâquerettes. Autant de signes précurseurs qui donnent de l'assurance à toutes
les composantes de la Nature. Fleurissent les arbres, verdit l'herbe tendre et
fraîche. Chantant gaiement, voilà les oiseaux à tire-d'aile. Tous tissent
patiemment leur nid en transportant fébrilement des brindilles et des mousses
qui rendront chaud et douillet le lieu de naissance de leurs petits.
J'aime le printemps, saison qui s'habille en blanc,
couleur de lumière et de fête. J'aime le printemps car il est recommencement et
tourné vers l'Avenir. Il est réveil et éveil. Il est naissance et croissance.
Quel émerveillement devant cette nature que l'on croyait sans ressort ni vie,
mais qui, comme une troupe, tout à coup précipite chacun à son poste. Le
printemps ressemble à un enfant qui s'éveille à la vie. En lui, pas de passé.
Que de l'Avenir ! Que des promesses, que des possibles appelés à devenir
réalité ! On comprend que le blanc soit la couleur choisie pour nos fêtes. Elle
annonce la vie, elle annonce l'avenir. Elle dit la joie.
C'est un festival qui embrase la nature tout
entière, de fleurs de toutes couleurs chatoyant sous la lumière de jours
toujours plus longs pour nous permettre d'en profiter... Des quatre saisons, le
printemps est celle que je préfère, parce qu'elle est un appel général à
l'Espérance qui nous dit : "En route, la vie se poursuit !"
