25 août 2009
C'est la rentrée
Après la période de l'été, la trêve des congés et l’intense activité des récoltes, la rentrée voit des portes d'école s'ouvrir sur des élèves égayés par les souvenirs à se raconter et heureux de se retrouver. Les usines et ateliers redémarrent. On interroge les carnets de commande. Les commerces, les services, les associations retrouvent leur « clientèle habituelle ». Les achats ne sont plus tournés vers les loisirs, mais vers les fournitures scolaires.
Une « nouvelle année » qui commence ressemble à des pages blanches qu'il faut écrire chaque jour, à un livre qui s'ouvre et que l'on découvre. Les églises à l'assistance clairsemée pendant l'été voient les communautés paroissiales se reconstituer peu à peu. Ceux qui ont voyagé ou séjourné "ailleurs" peuvent faire part de leurs découvertes culturelles et cultuelles de vacances. Le corps reposé, l'esprit détendu, chacun retrouve son chez soi et les siens. Le quotidien reprend le pas sur l'exceptionnel, la rédaction du texte sur la parenthèse ou la marge !
La vie paroissiale reprend vigueur. Le caté redémarre. Les jeunes reçoivent des invitations à poursuivre en équipe. Les mouvements de réflexion et de prière, de partage biblique, redémarrent.
Ainsi tout début offre une chance de commencement, de recommencement, de changement, de progrès ! La rentrée ouvre à un avenir où beaucoup est possible, envisageable et réalisable. Pourtant très conscient et confident de difficultés rencontrées, de fardeaux lourds à porter pour nombre de gens, je vois quand même la rentrée comme une chance offerte de renouveler notre confiance, notre courage, notre enthousiasme… Il ne faudrait pas qu'à scruter l'horizon et à deviner les obstacles qui vont se dresser en chemin on en soit déjà accablés et démoralisés ! Il y a un temps pour tout. Septembre, c'est l'ouverture !
« Embarqués » en Eglise, larguons les amarres qui nous retiennent pour oser l’Avenir, ses risques et ses chances !...
10 août 2009
Moissons...
En découvrant et en contemplant les immenses étendues de champs de blé se dorant au soleil d'été, prêts à être moissonnés, un chant de louange monte à mes lèvres. Je te rends grâce, ô Dieu, pour ces grains semés dans des terres labourées et patiemment travaillées. Pour ces pluies et chaleurs qui les ont fait germer et lever. Pour ces diverses saisons qui les ont accompagnés. Pour le travail des laboureurs, des semeurs, celui des veilleurs et bientôt des moissonneurs, chacun à son tour et à son heure !
Quelle merveilleuse aventure que celle d'un grain de blé qui n'accepte pas seulement de mourir en terre mais qui, avant, libère, pour la donner entièrement, toute son énergie vitale. Chaque grain se montre si généreux que la nature le multiplie pour en faire de beaux épis aux grains abondants.
Je te rends grâce, ô Dieu, pour cette bonne collaboration entre les agriculteurs et la nature. Ainsi, cette synergie harmonieuse produit les grains qui deviendront farine. Celle-ci sera transformée en pain nourricier partagé à la table familiale ou entre amis.
Certes, j'aime la période des semailles qui voit jeter le grain en terre, car il est un geste de confiance et d'Espérance. J'aime aussi celle des moissons d'été, car elle permet d'engranger dans les greniers le résultat des efforts courageux et judicieux des hommes.
Je te rends grâce, ô Dieu, pour ces champs de blé qui prennent leur dernier bain de soleil, tout disposés à être récoltés. Car jamais ces champs n'ont imaginé d'autre destinée que celle de se donner sans retenue à ceux qui les ont toujours considérés comme des alliés. Comme dans un orchestre de musique dans lequel le rôle de chacun a été affiné au cours de multiples répétitions, la moisson est le concert de fin d'année... Tous les acteurs peuvent être légitimement fiers de ces champs de blé parvenus à leur maturité grâce à la responsabilité particulière de chacun.
Ô Dieu, tu as le grand désir que tous les humains aient leur pain quotidien. Tu veux bien les aider, mais pas en faire des assistés. Pour leur donner et le pain du corps et celui de leur dignité, tu confies aux hommes les capacités et les responsabilités de travailler la terre afin d'obtenir ainsi de quoi subsister et de partager aussi avec leurs frères et sœurs en humanité.
Pour ces beautés d'été, je te dis grand Merci...
