09 octobre 2009
La mort contient la vie
Si
la mort débouche sur le néant, notre foi est vaine.
Si
après le temps de vivre, la joie de découvrir, de connaître, si après avoir
servi, donné, aimé, pardonné, créé, amélioré, si après avoir peiné, souffert,
souvent essayé, parfois échoué, si après les choix et les combats, les débuts
et les recommencements, tout disparaît entièrement, alors le sens de la vie ne
dure que le temps de son existence.
Alors
le sens de la vie ne dure que la vie temporelle elle-même.
Par
contre, si peu à peu dans cette vie que désagrège la mort, existe une autre vie
que l'usure du temps ne peut détruire, une vie divine accueillie, telle une
source fréquentée à laquelle notre existence s'alimente, alors la mort n'est
pas seulement une fin, elle devient surtout un début.
La
mort devient une naissance à cette autre vie, un accostage à l'autre rive,
après la traversée qu'est la durée d'une existence terrestre, la mort débouche
sur la découverte du versant caché de la montagne que l'on gravit et du sommet
que l'on atteint. C'est le fleuve qui découvre la mer et s'y jette.
La
mort des êtres chers nous en sépare, mais c'est en attente de retrouvailles
futures. La douleur déchire notre coeur, interroge nos esprits, parfois nous
révolte.
Il
y a des morts qui accomplissent une vie comme s'achève une journée bien
remplie, il y a des morts interruption brutale comme on fauche un blé en herbe,
il y a des morts délivrance quasi souhaitée quand la vie n'est plus la vie.
Saint
Paul disait : "Si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine,
mais s'il l'est, comme nous le croyons, la mort est "passage" à
Dieu".
