Les billets du Père Lucien Marguet

Chroniques et billets de réflexion sur des thèmes religieux, de société et d'actualité

09 octobre 2009

La mort contient la vie

 

Si la mort débouche sur le néant, notre foi est vaine.

 

Si après le temps de vivre, la joie de découvrir, de connaître, si après avoir servi, donné, aimé, pardonné, créé, amélioré, si après avoir peiné, souffert, souvent essayé, parfois échoué, si après les choix et les combats, les débuts et les recommencements, tout disparaît entièrement, alors le sens de la vie ne dure que le temps de son existence.

Alors le sens de la vie ne dure que la vie temporelle elle-même.

 

Par contre, si peu à peu dans cette vie que désagrège la mort, existe une autre vie que l'usure du temps ne peut détruire, une vie divine accueillie, telle une source fréquentée à laquelle notre existence s'alimente, alors la mort n'est pas seulement une fin, elle devient surtout un début.

 

La mort devient une naissance à cette autre vie, un accostage à l'autre rive, après la traversée qu'est la durée d'une existence terrestre, la mort débouche sur la découverte du versant caché de la montagne que l'on gravit et du sommet que l'on atteint. C'est le fleuve qui découvre la mer et s'y jette.

 

La mort des êtres chers nous en sépare, mais c'est en attente de retrouvailles futures. La douleur déchire notre coeur, interroge nos esprits, parfois nous révolte.

 

Il y a des morts qui accomplissent une vie comme s'achève une journée bien remplie, il y a des morts interruption brutale comme on fauche un blé en herbe, il y a des morts délivrance quasi souhaitée quand la vie n'est plus la vie.

 

Saint Paul disait : "Si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine, mais s'il l'est, comme nous le croyons, la mort est "passage" à Dieu".

 

 

Posté par lucien marguet à 15:35 - Mort et vie éternelle - Commentaires [0] - Permalien [#]

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