La Croix du Christ plantée au Golgotha est devenue comme le symbole de toutes ces croix aujourd'hui plantées sur toutes les terres humaines.

 

 L'on peut se demander quel écho la Passion, la mort, la Résurrection du Christ ont dans le coeur des gens brisés par la souffrance. Comment ne pas penser aux 3000 familles touchées de plein fouet par l'attentat terroriste de New-York le 11 septembre dernier ?  Et toutes ces maisons privées de rires après la mort d'un être cher... Ces gens fauchés sur la route, emportés par une grave maladie, assassinés par la folie meurtrière. Le drame de cette famille que trois crimes et un suicide a décimée. Ces échecs si divers de la mésentente, de l'éclatement familial, ces graves déceptions d'espoirs déçus, de projets échoués. Condamnations, mépris, indifférences, exclusion, que de façons de faire souffrir les justes.

 

 Comment oublier ces enfants sans parents, ceux privés de pain, d'école, d'affection ? Ces femmes maltraitées, ces peuples sans avenir. Ces êtres humains méprisés, persécutés, réduits à l'esclavage par des gens sans scrupules et dominateurs... Comment oublier la Palestine, ce pays de Jésus meurtri où la guerre est sans fin. Ces génocides, ces conflits fratricides. Cette violence endémique, épidémie contagieuse de notre époque, dont Jésus a lui-même en son temps été victime.

 

 Que de croix et de souffrances, de malheurs innocents... En réalité, la Passion de Jésus continue aujourd'hui au travers tant de souffrants atteints en leur corps, leur coeur, leur âme... "Ce que vous aurez fait au plus petit des miens, c'est à moi que vous l'aurez fait", a dit un jour Jésus. Au travers les blessés de la vie, c'est toujours Jésus crucifié.

 

 Mais y a-t-il un remède ? Le seul remède à ces blessures et ces déchirures, à la haine et à la mort, c'est l'Amour. Le choix d'aimer, de servir et de guérir. L'espérance d'en sortir, d'en rejaillir vivants. Au milieu de la plus obscure des nuits, je crois à la Lumière du jour qui se lèvera.

 

 Dès la mort en croix au Golgotha, la Résurrection du Christ est déjà présente comme une Espérance assurée de se réaliser. La messe n'est pas seulement un mémorial de la mort du Christ, elle est sacrement de sa Présence réelle parmi nous et pour nous.