De tout temps, la violence a sévi en l'humanité. Elle a commencé dans le cœur de Caïn qui, envahi par la jalousie, tua son frère Abel. Et la violence est présente en nombre de pages de la Bible. Ici elle apparaît sous les traits de rois dominateurs, là sous forme d'infraction au droit, à l'équité et à la justice. La violence prend l'habit du mépris, de la dureté, de l'exploitation, de la cupidité. La violence a ses racines dans la jalousie, la rivalité, l'envie, l'individualisme, l'égoïsme.

 La violence est toujours d'actualité : l'agression gratuite, sans raison pour l'expliquer, la violence conjugale, familiale, qui blesse les relations ; la violence en paroles, en gestes, celle qui est provoquée par la calomnie, les ragots, les rumeurs. La violence générée par les licenciements brutaux et non accompagnés, la violence des racismes de tout bord, le mensonge et l'hypocrisie qui compromettent pour longtemps la confiance, la violence par l'attachement excessif et même exclusif aux biens matériels aux dépens des personnes. La violence, nous la voyons aussi à l'entrée et à l'intérieur des écoles, sur les réseaux internet, dans les caricatures et les mots blessants. La violence naît d'un sentiment d'être victime d'injustice, d'inégalité criante et même de disparité agressive.

 Il est bien sûr possible d'inverser la tendance à la violence dont la culture ambiante est souvent atteinte. Le maître mot, clé de la Paix pour tous, est sans doute le respect à tout prix et le refus de toute hégémonie. Il s'agit pour chacun(e) de développer en soi la bienveillance et la tolérance, le désir de communiquer avec tous sans préjugés et de consentir d'avance à la différence regardée comme un droit de l'autre. Si nous nous révélons sincères et vrais dans le quotidien des relations, les autres développeront en eux une confiance permanente en nous. Préférons donc l'authenticité à l'hypocrisie, au paraître et au faux-semblant. N'entourons pas nos paroles d'un brouillard qui les rend obscures et qui peut attirer les soupçons. Soyons clairs et modestes. Choisissons la sobriété et la frugalité dans nos façons de vivre, la maîtrise de nos envies et de nos instincts, la sagesse dans nos désirs.

 Refusons tout choix qui pourrait porter atteinte et nuire à d'autres dans leur intime dignité ! Refusons toujours de passer en force, d'imposer, de disqualifier, par toutes sortes de façons blessantes, celles et ceux dont la vie nous rend éloignés par les convictions, les centres d'intérêt et les engagements. Si nous souhaitons que la paix progresse et que toute violence perde du terrain, alors soyons convaincus d'avoir en ce domaine des responsabilités à prendre.