La vertu d'humilité invite à s'estimer ni plus ni moins qu'à sa juste valeur. L'humilité n'a ni pour origine ni pour fin l'humiliation. La personne qui cultive l'humilité ne mobilise ni ne monopolise les regards sur elle, elle n'attend pas les flatteries ni même l'approbation ! Son bonheur n'est pas accroché au regard des autres, mais à la satisfaction d'accomplir ce qu'en conscience elle choisit en fonction de ses talents et de ce qu'elle estime être son devoir.

L'humble agit sans bruit. Soucieux de vérité, il ne nie pas ses échecs, mais pas non plus ses succès. Rater un projet ne lui donne pas un air abattu. Le réussir pleinement ne lui tourne pas la tête. L'humble s'efforce d'accepter ce qui arrive de toutes façons ! Il est même capable de se réjouir du meilleur résultat obtenu par un rival en compétition avec lui. Il ne cherche pas de fausses excuses à ses médiocres performances qu'il considère plutôt comme des stimulants à s'armer de courage et d'espoir.

L'humble n'est pas jaloux, il n'est jamais violent ni méchant. Et si des humiliations surviennent, il les considère comme des appels à encore plus d'humilité. L'humble sait que, loin d'être arrivé au sommet, il doit continuer à progresser. Il aime apprendre et comprendre davantage, parce qu'il connaît ses limites et ses lacunes. Il ne craint pas de se relever et de repartir du bon pied. Il ne se vante pas. Il ne se met pas en avant, sans pourtant se dérober quand il se sent utile.

 Loin des manipulations et des combines, de toute hypocrisie et toute fourberie, l'humilité prospère en pleine lumière.

L'orgueilleux est plein de lui-même. Il vit dans l'illusion de la supériorité. L'humble a plus de chances de progresser. Car il est autant conscient de ses connaissances que lucide sur ce qu'il a encore à découvrir. Les gens les plus savants sont le plus souvent humbles et modestes. Et les plus vantards sont souvent des incompétents qui s'ignorent !