"L'engagement œcuménique répond à la prière du Seigneur Jésus qui demande que tous soient un" (Jn 17 21), écrit le Pape au n° 244 dans La joie de l'Evangile. L'œcuménisme est un apport à l'unité de la famille humaine. "La crédibilité de l'annonce chrétienne serait beaucoup plus grande si les chrétiens dépassaient leurs divisions et si l'Eglise réalisait «la plénitude de catholicité qui lui est propre en ceux de ses fils qui, certes, lui appartiennent par le baptême, mais se trouvent séparés de sa pleine communion».

Au n° 247, le pape François insiste sur les relations avec le judaïsme. "L'Eglise, qui partage avec le judaïsme une part importante des Saintes Ecritures, considère le Peuple de l'Alliance et sa Foi comme une racine sacrée de sa propre identité chrétienne" (Romains 16 11-181) … Nous croyons ensemble en l'unique Dieu qui agit dans l'Histoire et nous accueillons avec eux la commune Parole révélée… Même si certaines conceptions chrétiennes sont inacceptables pour le judaïsme, l'Eglise ne peut cesser d'annoncer Jésus comme Seigneur et Messie, il existe une complémentarité qui nous permet de lire ensemble les textes de la Bible hébraïque et de nous aider mutuellement à approfondir les richesses de la Parole, de même qu'à partager les convictions éthiques ainsi que la commune préoccupation pour la justice et le développement des peuples" (n° 249).

Au n° 250, François aborde le dialogue avec des religions non chrétiennes. "Une attitude d'ouverture en vérité et dans l'amour doit caractériser le dialogue avec les croyants des religions non chrétiennes, malgré les divers obstacles et les difficultés, en particulier les fondamentalismes des deux parties… Nous apprenons ainsi à accepter les autres dans leur manière différente de penser et de s'exprimer. De cette manière nous pourrons assumer ensemble le devoir de servir la justice et la paix qui devra devenir un critère de base à tous les échanges"… Au n° 251 le Pape précise : "Dans ce dialogue toujours aimable et cordial, on ne doit jamais négliger le lien essentiel entre dialogue et annonce qui porte l'Eglise à maintenir et intensifier les relations avec les non chrétiens"… "La véritable ouverture implique de se maintenir ferme sur ses propres convictions les plus profondes, avec une identité claire et joyeuse, mais « ouvert à celles de l'autre pour les comprendre »et en sachant bien que le dialogue peut être une source d'enrichissement pour chacun". "L'évangélisation et le dialogue interreligieux, loin de s'opposer, se soutiennent et s'alimentent réciproquement."

"Pour soutenir le dialogue avec l'islam" (n° 253); une formation adéquate des interlocuteurs est indispensable, non seulement pour qu'ils soient capables de reconnaître les valeurs des autres, de comprendre les préoccupations sous-jacentes à leurs plaintes et de mettre en lumière les convictions communes". "Quant aux non chrétiens, par initiative divine gratuite et fidèles à leur conscience, ils peuvent vivre justifiés par la grâce de Dieu (n° 254) et ainsi être associés au mystère pascal de Jésus-Christ"… Au n° 257 : "Comme croyants nous nous sentons proches aussi de ceux qui, ne se reconnaissant d'aucune tradition religieuse, cherchent sincèrement la vérité, la bonté, la beauté, qui pour nous ont leur expression plénière et leur source en Dieu". Aller par choixà la rencontre des croyants d'autres religions demande courage et confiance, mais aussi de s'appuyer sur la certitude que les gens de conviction différente sont aussi aimés de Dieu et peuvent aussi me dire des vérités sur Lui et sur le monde.