… lorsque j'ai vu des chrétiens et des chrétiennes accepter de prendre des responsabilités dans le groupe ou la paroisse dont ils étaient membres.

… lorsque j'ai vu des enfants et des jeunes accueillir l'Evangile et dire sincèrement leur amitié pour le Christ.

… lorsque dans le Sacrement du Pardon et de la Réconciliation j'ai ressenti chez les pénitents une vraie humilité et un désir évident de se laisser aimer, de poursuivre leur route dans la confiance.

 J'ai ressenti de la joie lorsque j'ai vu des chrétiens participer à des formations d'accueil et de dialogue pastoral, d'animation et d'accompagnement d'aumônerie d'enfants et de jeunes, d'éveil et d'initiation chrétienne, de catéchèse.

Lorsque des paroissiens m'ont offert de leurs compétences et de leur temps pour prendre en charge la trésorerie de la paroisse, la maintenance de l'immobilier, pour créer de bonnes relations avec les autorités civiles.

Lorsque des chrétiens et chrétiennes, d'une façon généreuse et talentueuse, ont exercé et développé leurs talents musicaux pour préparer et perfectionner, animer les liturgies pratiquées dans les paroisses.

 O combien j'ai été heureux dans ma vie de prêtre de voir des chrétiens s'engager dans la cité, dans les villages, aux plans civique, associatif, syndical, coopératif, familial, démontrant ainsi que la foi n'est jamais une évasion ni une aliénation, mais du sel et du levain et même une lampe qui éclaire "tous ceux qui sont dans la maison".

J'ai souvent ressenti du bonheur à contempler la vie de gens simples, des petits, des pauvres, des souffrants physiquement, psychiquement, spirituellement, consentir avec grandeur d'âme à leur condition et à leurs limites.

J'ai souvent vérifié comme souvent vécue cette Béatitude dans laquelle Jésus dit : "Heureux les pauvres en esprit, le Royaume des Cieux est à eux".

 En apprenant que des séminaristes se préparaient à devenir prêtres, cela m'a réjoui, tant au Nord-Cameroun où j'ai assisté à l'éclosion de vocations nombreuses qui justifiaient la construction d'un séminaire qu'aux ordinations dans notre diocèse auxquelles j'ai eu la joie d'assister.

L'essor du diaconat m'a souvent réjoui, en particulier lorsque j'ai vu des diacres signifier dans leur mission reçue : comme aumônier de prison, comme aumônier du Centre de Préparation au Mariage des fiancés, comme chargés des aspirants au baptême, d'autres auprès des souffrants et des blessés de la vie familiale, mais aussi les initiatives prises par des diacres pour accueillir des immigrés… tout cela m'a paru répandre un bon parfum d'Evangile dans notre société chamboulée.

 Chaque fois que j'ai vu les feuilles de l'arbre de l'Eglise bouger, j'ai ressenti avec bonheur qu'il était bien vivant.