Dans un commentaire du Livre de Judith, le pape François a loué le courage des "Femmes". Ce billet, je l'ai écrit pour approuver ses paroles à travers une liste impressionnante de faits objectifs constatés.

Pendant neuf mois, les femmes portent l'enfant, acceptant les contraintes et précautions, les éventuels désagréments possibles. Le bonheur d'enfanter est accompagné de souffrances endurées avec un courage extrême avant le ravissement de joie.

Beaucoup de femmes exercent une profession tout aussi exigeante que celle des hommes, mais la plupart du temps moins rémunérée.

Epouses et mères, elles assurent la majorité des tâches ménagères et veillent aux besoins des habitants de la maison : le bien-être et l'entretien du linge et des diverses pièces. En maîtresses de maison, elles prévoient et effectuent les achats alimentaires et vestimentaires. Elles cuisinent les plats en pensant aux divers goûts de leurs proches.

Elles associent les enfants aux services de la table familiale, des lieux communs et de leur chambre personnelle. Dans les conflits de fratrie, elles s'interposent, recueillent les confidences, rendent la justice (!), conseillent et encouragent au pardon qui mène à la réconciliation.

Quand un bébé naît, nuit et jour les mères ressentent ses besoins. Elles se sentent mobilisées, toujours concernées, prêtes à consoler, soigner, nourrir. Préparer les petits-déjeuners, habiller les petits et les accompagner à l'école, c'est encore spontanément ce que font les mamans avant de se rendre elles-mêmes sur leur lieu de travail.

Aux réunions de parents, c'est aussi souvent les mamans qui s'y rendent puisque les papas sont encore pris par leurs activités. Aller chez le médecin, le dentiste, l'ophtalmo, aller acheter des vêtements, conduire les enfants au tennis, au foot, au catéchisme, n'est-ce pas souvent la tâche des mamans ? Et soutenir les devoirs scolaires à faire à la maison, n'est-ce pas encore ce que consentent à faire les mamans ?

Programmer et organiser les fêtes familiales, les anniversaires, les sorties et les vacances, lancer les invitations, rédiger le courrier postal, électronique, téléphoner aux parents, frères et sœurs, cousin(e)s et ami(e)s, n'est-ce pas là encore le travail des mamans, vigilantes et actrices principales ?

Dans les difficultés et les épreuves de l'existence, face aux échecs et aux maladies, face à la mort, qui n'a été témoin de la force de résistance et surtout de résilience des femmes, au-delà de leurs larmes qui traduisent leur profonde douleur intérieure ?

Oui ! On peut dire en vérité avec le pape François que les femmes, épouses et mères, sous toutes les latitudes, dans l'exercice de leur profession comme à la maison, sont des courageuses et des généreuses. Elles développent en elles un altruisme naturel dont elles font spontanément un beau jardin personnel.

Bien sûr, chacun de nous le sait, les hommes, de plus en plus nombreux et convaincus, font maintenant volontiers ce que fait leur femme. Maris et époux ont de plus en plus le projet de faire de leur maison un lieu vivant où chacun, selon son âge et ses capacités, doit assumer progressivement ses responsabilités, pas seulement à son propre service mais aussi à celui des autres. En effet, même si Maman sait tout faire avec un courage admirable, n'est-il pas préférable que chacun apporte sa part dans le bien-vivre familial et social ?