Ces messages ont été relevés dans le cahier d’intentions au fond de l’église…

 « Je pense que vous écrivez tous à personne. Le « Seigneur » n’existe pas. La religion fait couler du sang et de l’encre, pas du bonheur et de la bonté, comme diraient certains. J’ai 14 ans, sûrement dépressive. Si « Dieu » existait vraiment, mon père ne serait pas fou, ma grand-mère m’adorerait, mes amis ne se foutraient pas de moi, je ne voudrais pas me suicider, on voudrait sortir avec moi… et ci et ça, et toutes autres choses que je n’ai pas méritées du haut de mon enfance et de mon adolescence, que je subis pourtant.

Et avec ça, on me dirait que quelqu’un veille sur moi ? Mais c’est du foutage de gueule ! Les guerres, les curés pédophiles, les catastrophes écologiques, le nucléaire, et j’en passe… Grâce à qui, grâce à quoi ? Alors votre Seigneur machin chose, c’est de la connerie, réfléchissez au plus profond de vous-même. Est-ce que tout est rose dans votre vie ? Grâce à qui, grâce à quoi ?

Dieu et l’Eglise ne sont qu’une secte destinée à exécuter des désirs imbéciles. REFLECHISSEZ… »

 Ces paroles d’adolescente, ne faut-il pas les entendre, en tout état de cause les prendre au sérieux dans la sincérité de leur formulation ? N’exigent-elles pas de la part des adultes croyants de les recevoir comme un cri et un appel à s’asseoir et chercher ensemble, pour s’expliquer et avancer ?

 

« Je l’aime, mais comment lui dire ?

Mais surtout, dois-je lui dire ? Je suis timide et si je veux construire quelque chose avec cette fille, je veux du solide. Seigneur, devant ma détresse sentimentale je te prie. Ne reste pas insensible et fais-moi signe. Tu sais que je l’aime.

Je me demande si cette prière n’est pas proche de l’hérésie, mais tu le sais, alors pourquoi te le cacher ? Je l’aime et c’est la seule que j’ai aimée autant et d’une telle manière. Je te prie donc par l’intermédiaire de Marie, elle aussi amoureuse de Joseph (son fiancé), pour que tu me fasses signe. Je sais que tu ne m’abandonneras pas dans ces moments de doute. Tu sais que je ne suis jamais sorti avec une fille, alors fais qu’elle soit l’élue de mon cœur et de ma vie.

Seigneur, ne m’abandonne pas. »

D.S. 17 ans