05 mai 2007
La conscience
Tout être humain est doté de capacités : la raison, pour analyser et connaître. L'intuition, pour ressentir et deviner. La liberté, pour choisir, et la volonté, pour tenir... Mais il en est une qui est comme une source pour toutes les autres, car elle oriente notre regard, notre écoute, nos choix et notre courage, elle s'appelle la conscience.
Chacun possède en lui une conscience qui lui permet de réfléchir pour savoir si ce qu'il va dire ou faire est bien ou est mal. La conscience est comme une lampe en nous qui éclaire nos pas en cours de route, qui nous oriente. Les paroles que nous disent les autres, les paroles des livres, ce que nous voyons autour de nous, tout cela arrive dans notre conscience. Alors l'Esprit Saint, Dieu invisible mais vraiment présent au cœur de notre conscience, peut nous aider à discerner ce qui est bien, mieux, meilleur pour nous. Cette voix nous souffle ce qu'il faut décider. Cette lumière nous montre le chemin pour y arriver.
Dans le Credo, le symbole des Apôtres, dans la profession de Foi des chrétiens, nous disons : "Je crois en l'Esprit Saint". L'Esprit Saint ne décide ni ne fait ni ne dit à notre place. Il nous soutient. Nous donne la force, l'endurance, la ténacité, la fidélité, la patience, la constance...
Notre conscience est comme la boîte noire des avions. Elle reçoit les données de tout ce qui se passe et en garde la mémoire. Notre conscience est comme le poste de pilotage de notre vie. La conscience est le contraire d'une "pile" de lampe, elle est d'autant plus source d'énergie qu'on y recourt souvent !
La conscience
Elle est une faculté dont chacun(e) est doté(e) pour discerner en soi le bien et le mal et se déterminer. La conscience peut être droite, conforme à la vérité morale. A l'opposé, elle peut être erronée, soumise à des influences d'éducation, de métier, de relations, de vices ou de défauts.
Si un choix est fait en toute conscience fût-elle erronée, il n'y a pas péché. C'est un péché que d'agir contre sa conscience. Par contre, c'est un devoir de prendre les moyens d'éclairer moralement sa conscience. Celui qui agit mal en raison de sa conscience erronée a toutefois une certaine responsabilité du mal qu'il fait, dans la mesure où il a omis de s'informer sur le bien.
La conscience a besoin de se former en recherchant le bien et le vrai. Elle peut être large ou étroite. Elle est large quand elle estime sans valeur les points de morale objectifs. Elle s'en tient à des normes subjectives. Elle est dite étroite quand elle met sur un pied d'égalité une observance mineure et un précepte grave, sans les hiérarchiser. En avoir lourd sur la conscience, c'est se faire à soi-même de nombreux reproches quant à des mauvais choix ou des errances dans la conduite de sa vie.
On entend aussi l'expression avoir bonne ou mauvaise conscience. La bonne conscience ne signifie pas qu'il n'y ait pas de faute. On parlera d'examen de conscience qui consiste à considérer sa conduite passée pour en rechercher surtout les fautes afin de s'en repentir devant Dieu. Il peut arriver des cas de conscience pour lesquels il est nécessaire de demander conseil à un tiers. La vertu de prudence l'exige. On parlera d'objection de conscience qui est un droit et même un devoir moral en résonance avec la liberté de conscience, droit que les pouvoirs politiques reconnaissent aux citoyens de suivre la religion de leur choix pourvu que les préceptes ne contredisent pas les lois républicaines. St Thomas d'Aquin, au 13ème siècle, avait fait de la conscience humaine la souveraine instance de décision des choix et des actes personnels.
