Les billets du Père Lucien Marguet

Chroniques et billets de réflexion sur des thèmes religieux, de société et d'actualité

20 décembre 2009

L'Espérance

Celui qui habite une maison en connaît bien les lieux et les contours. S'il arrive une panne d'électricité en pleine nuit, l'habitué de cette maison arrive à s'y débrouiller. Il la connaît par cœur. Ainsi en va-t-il du croyant dont le chemin de foi traverse un tunnel et que l'Espérance oriente vers la lumière de la sortie.

 

L'Espérance est en quelque sorte le relais de la foi, comme la mémoire intérieure dans l'obscurité prend la suite de la connaissance extérieure du plein jour. L'Espérance est un moteur dans l'existence des croyants. Il y a tant de raisons de désespoir à regarder l'état apparent du monde. Les craquements, les fissures et les fractures, les ombres et les déserts conduisent parfois à voir tout en noir, à nous inquiéter pour demain, à désespérer des évolutions et à regretter le passé plutôt qu'à regarder l'Avenir avec confiance.

 

Si le Christ est l'Espérance des chrétiens, c'est parce qu'il a espéré avant nous en son Père auquel il a librement choisi de remettre sa vie. Mais l'Espérance chrétienne, qui prend le relais de l'espoir essoufflé, ne consiste ni à fermer les yeux sur le mal et les difficultés ni non plus à baisser les bras et renoncer à toute initiative et responsabilité. L'Espérance repose sur le courage mobilisé qui dépend de soi et de la confiance en Dieu présent et actif par l'Esprit dans toute vie. Si le Christ est ressuscité, l'Espérance ne peut être vaine. La foi engrange de l'Espérance en été pour les mauvais jours d'hiver.

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L'humilité

La vertu d'humilité invite à s'estimer ni plus ni moins qu'à sa juste valeur. L'humilité n'a ni pour origine ni pour fin l'humiliation. La personne qui cultive l'humilité ne mobilise ni ne monopolise les regards sur elle, elle n'attend pas les flatteries ni même l'approbation ! Son bonheur n'est pas accroché au regard des autres, mais à la satisfaction d'accomplir ce qu'en conscience elle choisit en fonction de ses talents et de ce qu'elle estime être son devoir.

 

L'humble agit sans bruit. Soucieux de vérité, il ne nie pas ses échecs, mais pas non plus ses succès. Rater un projet ne lui donne pas un air abattu. Le réussir pleinement ne lui tourne pas la tête. L'humble s'efforce d'accepter ce qui arrive de toutes façons ! Il est même capable de se réjouir du meilleur résultat obtenu par un rival en compétition avec lui. Il ne cherche pas de fausses excuses à ses médiocres performances qu'il considère plutôt comme des stimulants à s'armer de courage et d'espoir.

 

L'humble n'est pas jaloux, il n'est jamais violent ni méchant. Et si des humiliations surviennent, il les considère comme des appels à encore plus d'humilité. L'humble sait que, loin d'être arrivé au sommet, il doit continuer à progresser. Il aime apprendre et comprendre davantage, parce qu'il connaît ses limites et ses lacunes. Il ne craint pas de se relever et de repartir du bon pied. Il ne se vante pas. Il ne se met pas en avant, sans pourtant se dérober quand il se sent utile.

 

Loin des manipulations et des combines, de toute hypocrisie et toute fourberie, l'humilité prospère en pleine lumière.

 

L'orgueilleux est plein de lui-même. Il vit dans l'illusion de la supériorité. L'humble a plus de chances de progresser. Car il est autant conscient de ses connaissances que lucide sur ce qu'il a encore à découvrir. Les gens les plus savants sont le plus souvent humbles et modestes. Et les plus vantards sont souvent des incompétents qui s'ignorent !

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12 décembre 2009

La Joie

 

La joie est une vertu qui n'ignore pas les souffrances, les difficultés et les peines. Elle n'est pas aveugle sur les malheurs du monde. La joie n'est pas extérieure et bruyante. La joie est un état intérieur de la personne qui se sent accordée aux autres et en paix avec elle-même. A la différence du plaisir qui dépend de circonstances et de conditions extérieures, comme une retenue d'eau dépend de la pluie pour l'alimenter, la joie, elle, ressemble à la source qui surgit des profondeurs de la terre, même en plein désert. La gaîté, elle, est par rapport à la joie ce qu'est le murmure pour la source qui jaillit. Mais la joie, comme la source, peut exister cachée et en silence.

 

La joie se nourrit du regard bienveillant qui fait voir les aspects positifs dans les événements et chez les autres. Elle sait faire la part des choses et ne confond pas une taupinière et une montagne. Dans la nuit, elle invite "à allumer une petite lampe plutôt que de maudire l'obscurité" (Lao-Tseu).

 

La joie ne fait pas fi des moyens nécessaires pour vivre, mais elle ne se réfugie pas dans l'accumulation de biens ou la consommation sans limites. Elle se complait dans la maîtrise de soi et la simplicité. Elle apprécie l'authenticité. Elle s'alimente de convictions et de certitudes qui, loin d'éloigner de ceux qui en manquent, suscitent plutôt l'indulgence et la compréhension à leur égard.

 

La joie habite celui qui l'a toujours cultivée dans son jardin intime. Ainsi ce prêtre, Remy Drouzy, qui, sachant sa mort arriver, annonce avec calme à ses infirmières : "Je vais chez Dieu". Ainsi Thérèse de Lisieux, qui, au moment de mourir, déclare : "Je ne meurs pas, j'entre dans la vie". Le monde a vraiment besoin de joie, sinon il devient triste parfois jusqu'au désespoir. Alors, ayons assez de joie en nous pour la partager avec ceux qui en manquent !

 

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Eloge de la bonté

 

Il est des gens dont la bonté rayonne au travers tout leur comportement. Lucides sur le mal et la méchanceté, ils se refusent d'en faire des raisons de piquer ou blesser. Ils préfèrent neutraliser ce qui pourrait servir d'explosif et ne retenir chez les autres que ce qui est bien, beau et bon, non seulement au présent mais dans le passé et plus encore dans l'avenir vers lequel ils les croient capables de marcher.

 

Etre bon, c'est se laisser déranger, bousculer, désinstaller ; c'est accepter de se gêner, de se serrer. C'est parfois dans les familles nombreuses et souvent logées à l'étroit que l'étranger de passage trouve l'hospitalité, car chacun sait déjà partager son temps et son espace et dilate son esprit et son cœur. Il est des familles où la table à rallonges sert souvent pour la plus grande joie des parents et des enfants.

 

Il est des gens dont la bonté est naturelle et spontanée. Leur philosophie de la vie quotidienne consiste à simplifier les choses compliquées et à s'appliquer, par la bonté, à trouver de toutes façons des solutions pour avancer ! La bonté est communicative et suscite l'envie d'être bon. Il est vrai que l'individualisme et l'égoïsme, l'orgueil et la suffisance, le repli étroit sur ses propres intérêts peuvent aussi contaminer les idées et flatter les instincts primaires…

 

La bonté gagne au travers mille petits signes qui ne coûtent quasi rien : donner un peu de son temps pour accueillir, écouter, conseiller, réconforter, dire un bonjour, un bonsoir, donner un coup de fil, faire un courrier. Tout cela fait exister l'autre qui devient proche et entretient la relation avec lui.

 

Certes la bonté à notre époque n'a pas toujours bonne presse. Car elle peut passer pour une faiblesse. En réalité, elle est l'arme des gens bien dans leur tête. Et si "Dieu seul est bon", il nous appelle à être bon comme Il est bon.

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04 décembre 2009

La Persévérance

 

L'Avenir et la chance de réussir sont à ceux qui cultivent la vertu de persévérance. Après avoir réfléchi et choisi, la personne décide et s'engage. Des obstacles surgiront, des difficultés freineront. Rien n'empêchera de continuer avec fidélité et courage le projet à réaliser. On voit trop d'enfants, de jeunes et même d'adultes se décourager parce que la progression n'est pas évidente ou la réussite immédiate.

 

La persévérance, qui se nourrit de patience, d'assiduité, de régularité, de ténacité, d'acharnement, d'obstination, de maîtrise de soi, est alors une vertu salutaire. Grâce à elle, ce que je n'ai pas compris, ce que je n'ai pas réussi ne me fait jamais baisser les bras, ni renoncer, ni rebrousser chemin. Persévérer se nourrit de l'Espérance forte que l'échec d'aujourd'hui invite à viser la réussite de demain.

 

La persévérance n'est ni orgueil ni vantardise ni témérité. Car elle repose sur une confiance lucide en ses propres capacités et limites. Qu'il ait beaucoup ou peu de talents, chacun doit persévérer à les développer. Les enfants et adolescents sont souvent distraits par de nombreuses tentations qui les incitent à abandonner au moindre signe de faiblesse. Les adultes, dans leur rôle de moniteurs, de tuteurs ou d'éducateurs, doivent les encourager et surtout leur donner confiance en eux-mêmes. Ils doivent leur éviter de s'éparpiller en de multiples inscriptions qu'ils ne peuvent longtemps honorer. Mieux vaut mener jusqu'au bout un seul projet qu'en commencer beaucoup pour ensuite les bâcler ou les abandonner.

 

Persévérants sans être entêtés, les adultes sauront transmettre le goût de la persévérance aux jeunes générations…

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Devenir juste

 

Dès leur plus jeune âge, les enfants ont un sens marqué pour "ce qui est juste et ce qui ne l'est pas". Quel adulte n'a jamais été blessé au plus profond par telle situation ou tel acte d'injustice ? Un propos a été déformé et colporté jusqu'à se propager en rumeur mensongère qu'aucun ne peut vérifier ni arrêter. Quelqu'un a été méprisé devant moi, désigné, sans que personne ni moi-même ne réagisse contre cette injustice.

 

L'esprit de justice voudrait que l'on ait le courage de défendre, chaque fois que c'est nécessaire, les petits, les faibles, les pauvres, les sans voix, parce qu'ils sont sujets de droits et égaux en dignité humaine. Contre le parti pris, l'a priori et loin de tout esprit partisan, la vertu de justice convie au rendez-vous de la vérité, de la confiance, de l'ouverture à tous. Contre l'individualisme et l'égoïsme, la lâcheté et la combine, la justice invite à s'impliquer et s'engager.

 

L'injustice est à débusquer dans le cœur et la conduite de chacun. Elle est aussi inscrite dans les structures inventées et gérées par les hommes. Chaque personne est pourvue d'une conscience droite qui discerne le Bien et le mal et de la volonté de se diriger et de choisir d'être juste.

 

Le chrétien, en plus de ce sens naturel qui invite à être juste, regarde et se met à l'écoute de Jésus dont toute l'existence est juste. Le chrétien demande à l'Esprit Saint de le transformer et de l'aider à suivre l'Evangile de justice et de Paix. Tout comme la justesse d'une voix ou d'un instrument est recherchée, il est souhaitable que notre vie soit ajustée à la vertu de justice.

 

"Heureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés !", proclamait Jésus depuis le Mont des Béatitudes. Et il ajoutait : "Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le royaume des cieux est à eux !"

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27 janvier 2008

Ne pas juger de tout d'après soi seul !

On passe facilement du primat donné aujourd'hui à l'individu au travers qu'est l'individualisme. On donne l'impression aux autres non de faire partie du Monde, mais de s'en considérer comme le centre et même de l'annexer. La mentalité qui en découle ne regarde et juge des événements et des personnes que d'après soi. L'individu considère même ses idées, ses convictions, ses choix, ses comportements, comme normatifs. Et toute autre façon il la condamne. Cette tendance à l'individualisme contribue à l'atomisation de la société et fragilise toute tentative de mise en œuvre du Bien commun. On passe facilement du quant à soi au chacun pour soi.

En réalité, qui a les moyens réels de se prétendre la norme du bien penser, du bien choisir et du bien agir ? Qui détient à lui seul toute la vérité à laquelle tous les autres devraient se rallier ? Sans tomber dans le relativisme selon lequel on ne peut juger de rien tant toute chose contradictoire est également valable, l'on peut toutefois admettre que chacun détient une part de vérité. Porter un jugement de valeurs en positif ou négatif sur autrui sans écouter sa vérité est une attitude destructrice de dialogue en chemin.

Les humains habitent la même maison, mais la fenêtre par laquelle chacun regarde donne un point de vue qui peut être différent de celui du voisin. Aucun habitant ne voit tout à la fois, mais chacun le voit d'une façon partielle. Et la partie que nous ne pouvons regarder, c'est un autre qui peut l'apporter. Il n'y a pas de Nous sans Je associés, et pas de Je sans un Nous qui l'enrichit.

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23 mai 2007

Eloge de la bonté

Il est des gens dont la bonté rayonne au travers tout leur comportement. Lucides sur le mal et la méchanceté, ils se refusent d'en faire des raisons de piquer ou blesser. Ils préfèrent neutraliser ce qui pourrait servir d'explosif et ne retenir chez les autres que ce qui est bien, beau et bon en eux, non seulement au présent mais dans le passé et plus encore dans l'avenir vers lequel ils les croient capables de marcher.

Etre bon, c'est se laisser déranger, bousculer, désinstaller ; c'est accepter de se gêner, de se serrer. C'est parfois dans les familles nombreuses et parfois logées à l'étroit que l'étranger de passage trouve l'hospitalité, car chacun sait déjà partager son temps et son espace et dilate son esprit et son cœur. Il est des familles où la table à rallonges sert souvent pour la plus grande joie des parents et des enfants.

Il est des gens dont la bonté est naturelle et spontanée. Leur philosophie de la vie quotidienne consiste à simplifier les choses compliquées et à s'appliquer, par la bonté, à trouver de toutes façons des solutions pour avancer ! La bonté est communicative et suscite l'envie d'être bon. Il est vrai que l'individualisme et l'égoïsme, l'orgueil et la suffisance, le repli étroit sur ses propres intérêts peuvent aussi contaminer les idées et flatter les instincts primaires…

La bonté gagne au travers mille petits signes qui ne coûtent quasi rien : donner un peu de son temps pour accueillir, écouter, conseiller, réconforter, dire un bonjour, un bonsoir, donner un coup de fil, faire un courrier.Tout cela fait exister l'autre qui devient proche et entretient la relation avec lui.

Certes la bonté à notre époque n'a pas toujours bonne presse. Car elle peut passer pour une faiblesse. En réalité, elle est l'arme des gens bien dans leur tête. Et si "Dieu seul est bon", il nous appelle à être bon comme Il est bon.

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La Sagesse

La sagesse figure en première place dans la liste des 7 dons du Saint Esprit. La Bible comporte d'ailleurs un livre qui lui est consacré et qui en fait l'éloge.

Dans l'histoire récente, la raison et l'intelligence ont connu et conservent une grande faveur. Elles ont donné une place prépondérante aux scientifiques. Ceux-ci n'étaient pas sollicités à donner leur avis seulement dans le domaine de leur savoir, mais aussi à prendre position sur le plan philosophique ou moral. Aussi on a pu assister à un quasi diktat de la Raison transformée en une religion rationaliste étouffante pour les autres capacités humaines.

Or, en beaucoup d'occasions il est aujourd'hui davantage fait appel aux sages. Le point de vue du philosophe et celui du moraliste sont à nouveau sollicités. Comme si la société, éprise de rationalité, d'efficacité, de progrès à tout prix, était prise de panique devant les découvertes et surtout les moyens qu'elles remettent dans les mains et les capacités des hommes.

Or, qu'est-ce que la sagesse sinon cette vertu qui donne la capacité de discerner et d'évaluer ce qui est bon, dangereux, souhaitable pour l'homme ? Les sages puisent dans l'expérience et le patrimoine universels des valeurs, des références pour se prononcer avec maîtrise, mesure et surtout conscience des responsabilités, sur tel ou tel choix, option ou projet en cours. Le sage demeure maître de soi et accepte de prendre sur soi d'être parfois mal accepté. Des conférences philosophiques ont du succès. Des comités éthiques se réunissent à propos de questions biologiques, d'essais scientifiques, de questionnement sur le pourquoi et le sens. Tant de questions sollicitent la conscience et donc la sagesse. Le cours des valeurs humanistes est à la hausse.

Le vivre ensemble, qu'il se situe en famille, à l'école ou dans la cité, a besoin de sagesse pour assumer la possibilité et la qualité des relations qu'il suppose. Réhabilitons en nous, s'il en est besoin, le devoir de sagesse. N'écoutons pas seulement les savants, mais aussi les sages. Et pas seulement les sages, mais aussi les saints.

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La Joie

La joie est une vertu qui n'ignore pas les souffrances, les difficultés et les peines. Elle n'est pas aveugle sur les malheurs du monde. La joie n'est pas extérieure et bruyante. La joie est un état intérieur de la personne qui se sent accordée aux autres et en paix avec elle-même. A la différence du plaisir qui dépend de circonstances et de conditions extérieures, comme une retenue d'eau dépend de la pluie pour l'alimenter ; la joie, elle, ressemble à la source qui surgit des profondeurs de la terre, même en plein désert. La gaîté, elle, est par rapport à la joie ce qu'est le murmure pour la source qui jaillit. Mais la joie, comme la source, peut exister cachée et en silence.

La joie se nourrit du regard bienveillant qui fait voir les aspects positifs dans les événements et chez les autres. Elle sait faire la part des choses et ne confond pas une taupinière et une montagne. Dans la nuit, elle invite "à allumer une petite lampe plutôt que de maudire l'obscurité" (Lao-Tseu).

La joie ne fait pas fi des moyens nécessaires pour vivre, mais elle ne se réfugie pas dans l'accumulation de biens ou la consommation sans limites. Elle se complait dans la maîtrise de soi et la simplicité. Elle apprécie l'authenticité. Elle s'alimente de convictions et de certitudes qui, loin d'éloigner de ceux qui en manquent, suscitent plutôt l'indulgence et la compréhension à leur égard.

La joie habite celui qui l'a toujours cultivée dans son jardin intime. Ainsi ce prêtre, Remy Drouzy, qui, sachant sa mort arriver, annonce avec calme à ses infirmières : "Je vais chez Dieu". Ainsi Thérèse de Lisieux, qui, au moment de mourir, déclare : "Je ne meurs pas, j'entre dans la vie". Le monde a vraiment besoin de joie, sinon il devient triste parfois jusqu'au désespoir. Alors, ayons assez de joie en nous pour la partager avec ceux qui en manquent.

Posté par lucien marguet à 21:24 - Vertus et défauts - Commentaires [0] - Permalien [#]



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