12 mai 2009
Au printemps
Sans doute avons-nous tous une préférence pour l'une
des quatre saisons. Moi j'apprécie surtout le printemps. Après l'hiver durant
lequel la nature s'était renfermée sur elle, les perce-neige donnent le signal
du jaillissement de la vie. Voici les jonquilles, le mimosa, les tulipes, les
pâquerettes. Autant de signes précurseurs qui donnent de l'assurance à toutes
les composantes de la Nature. Fleurissent les arbres, verdit l'herbe tendre et
fraîche. Chantant gaiement, voilà les oiseaux à tire-d'aile. Tous tissent
patiemment leur nid en transportant fébrilement des brindilles et des mousses
qui rendront chaud et douillet le lieu de naissance de leurs petits.
J'aime le printemps, saison qui s'habille en blanc,
couleur de lumière et de fête. J'aime le printemps car il est recommencement et
tourné vers l'Avenir. Il est réveil et éveil. Il est naissance et croissance.
Quel émerveillement devant cette nature que l'on croyait sans ressort ni vie,
mais qui, comme une troupe, tout à coup précipite chacun à son poste. Le
printemps ressemble à un enfant qui s'éveille à la vie. En lui, pas de passé.
Que de l'Avenir ! Que des promesses, que des possibles appelés à devenir
réalité ! On comprend que le blanc soit la couleur choisie pour nos fêtes. Elle
annonce la vie, elle annonce l'avenir. Elle dit la joie.
C'est un festival qui embrase la nature tout
entière, de fleurs de toutes couleurs chatoyant sous la lumière de jours
toujours plus longs pour nous permettre d'en profiter... Des quatre saisons, le
printemps est celle que je préfère, parce qu'elle est un appel général à
l'Espérance qui nous dit : "En route, la vie se poursuit !"
11 septembre 2008
La canne
Cette canne adaptée devient d'ailleurs leur troisième jambe, leur point d'appui et un rappel permanent à la prudence. Une personne habituée à sa canne vient-elle à l'oublier ou à la perdre, la voilà bouleversée par cette infidélité. Mais si la canne pouvait parler, n'en dirait-elle pas autant de ce qu'elle ressent d'avoir été abandonnée ? La canne et son maître sont désormais liés pour le meilleur et pour le pire. J'ai déjà vu, ramassée dans l'église et remisée en sacristie, une canne oubliée qui n'en finissait pas de prier qu'on lui fît retrouver la main tremblante et brûlante à laquelle on l'avait confiée pour s'en faire une alliée.
Je trouve que les liens entre la canne et son maître offrent une belle image de ce que doivent être les relations humaines. Pouvoir se soutenir, compter les uns sur les autres, participer aux mêmes événements de la vie et aux cérémonies. Aller vers la fin en compagnie...
