Le Chemin Néocatéchuménal

 

Chaque année séjournent à Saint-Walfroy, pour une « retraite » intensive d’étude, de prière et de vie fraternelle, des membres du Chemin Néocatéchuménal. Ils viennent de Bruxelles et forment une communauté conduite par la foi chrétienne et le désir qu’ils ont de s’y référer pour leur vie conjugale, familiale, professionnelle et sociale. Ce mouvement né en Italie, où il est florissant, vise à réveiller les chrétiens endoloris par les « mirages » de la société ambiante et l’ignorance des richesses de leur baptême. Tout en permettant un approfondissement et une assimilation plus personnelle de ce sacrement, il développe le désir de partager la joie de croire. La nécessité et les moyens de diffuser le message évangélique sont une des visées de ce mouvement.

Il n’y a pas d’âge limite pour rejoindre ce chemin et rejoindre ses marcheurs. En réalité il attire surtout des jeunes couples en pleine construction et orientation vers leur avenir. Des grands-parents que l’expérience et les épreuves de l’existence ont fortifiés sont là pour jouer le rôle de tuteurs pour ces chrétiens en chemin.

De l’extérieur, certains pourraient critiquer ce besoin qu’ont certains chrétiens de chercher des protections dans ces « communautés relais » que sont les mouvements et groupes de laïcs chrétiens. En réalité, ces communautés sont d’authentiques cellules vivantes de l’Eglise. Pour les membres de l’Eglise, il n’y a pas que la paroisse dont l’amplitude est de s’adresser à tous, indistinctement, mais aussi ces communautés particulières qui ressemblent à des flottilles d’embarcations toutes tournées dans la même direction et toutes portées par le même mouvement des eaux qu’est l’Esprit Saint… qui les entraîne vers le plein océan qu’est Dieu éternel.

En parlant avec l’un et l’autre des responsables de ce groupe fidèle à l’Ermitage, je me suis rendu compte que leur attachement à ce lieu était dû à l’admiration qu’ils portaient au zèle missionnaire exercé par Walfroy en son temps. Saint Walfroy a osé venir partager les conditions de vie de ces peuplades de la colline, attendre, accompagner leur évolution, leur détachement du paganisme aliénant et les aider à choisir progressivement le Christ et son Evangile de vie. Mes interlocuteurs soulignaient aussi la non-violence et la patience de ce missionnaire du 6ème siècle, source d’inspiration pour eux dans leur existence immergée dans ce monde actuel où ils se sentent appelés à témoigner !