18 août 2008
L'importance de la messe dominicale
La pratique religieuse dominicale n'est pas seulement destinée à honorer le repos hebdomadaire du 7ème jour comme Dieu lui-même, selon le livre de la Genèse, l'avait observé. Certes c'est une journée consacrée à Dieu, au repos et aux autres, à commencer par les proches, dont en priorité la famille.
Bien sûr, la messe dominicale permet de répondre à l'invitation du Christ à venir s'assembler pour se nourrir de sa Parole et partager son Pain de vie. Peut-on développer en soi des ressources spirituelles indispensables à la vie temporelle, aux choix, aux actes, aux engagements, sans jamais venir à la source qu'est l'Eucharistie, d'où jaillit l'énergie divine ?
Or cette nécessité pour chaque chrétien de venir prier le Christ est doublée du besoin de renforcer ses liens avec les autres membres de la communauté Paroissiale. La messe dominicale n'a pas seulement pour objectif de satisfaire à un devoir cultuel individuel, mais aussi d'édifier la communauté.
Aussi lorsqu'il s'agit d'évoquer le bien fondé de telle ou telle messe paroissiale, il ne faut jamais oublier de considérer ses capacités à développer les liens entre les participants et à devenir l'Eglise Corps vivant du Christ.
La Paroisse fait le corps du Christ sous la présence du Prêtre, signe de la présidence du Christ, le seul vrai Pasteur, et le corps du Christ construit la Paroisse en la consolidant et en l'unifiant. Le Christ envoie tous ses membres témoigner de l'Evangile, chacun sur ses lieux de vie, appeler, éveiller à son Evangile.
23 mai 2008
En ces mois de mai et juin où les enfants communient pour la première fois
Ma foi en Dieu qui a voulu l’homme à son image me fait penser qu’attenter, fût-ce au plus petit, au plus effacé, à l’innocent, c’est injurier Dieu lui-même. Or nous les chrétiens, nous disons que le premier à avoir intensément et entièrement communié à notre existence, c’est Jésus fils de Dieu lui-même. Il s’est glissé dans le courant mouvement et agité de notre condition humaine. Il a fréquenté toutes sortes de blessés de la vie et tant de souffrants. Il a lui-même connu blessures et vexations, exclusions. Jésus ne pouvait ensuite repartir et nous abandonner. L’Esprit Saint a pris le relais. Il vit en tout homme qui fait le Bien. Il anime la vie de ceux qui, en toute liberté, acceptent sa présence active.
Avec tous ceux qui mangent le Pain de Vie de Dieu, nous devenons Corps du Christ aux membres différents et unis. En communiant à la vie du Monde dans ce qu’elle a de plus beau comme de plus horrible pour le sauver, Jésus nous invite à vivre « en communion » avec lui, comme lui, et à demeurer en lui.
